Quantcast

Mobile

Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 14:17

  sytadin_v5_large.png

 

Microsoft ayant décidé de faire le ménage sur son portail de Gadgets, vous êtes nombreux à me demander le Gadget Sytadin que j'ai développé pour Windows Vista/Windows 7. Il est téléchargeable ci-dessous.

 

Télécharger le gadget Sytadin

 

(Mise à jour le 12 novembre 2012 - mise à jour des cartes)

 

N'hésitez pas à diffuser ce lien, ce gadget est entièrement gratuit et le restera !  Et si ce gadget vous plait (ou même s'il ne vous plait pas), laissez-moi un commentaire ci-dessous, ça fait toujours plaisir.

 

(N.B.: Et si vous êtes passé sous Windows 8, retrouvez mon gadget sous forme d'Application Sytadin Metro Windows 8).

Par Lionel - Publié dans : Mobile - Communauté : Vista-informatique-actu-web
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 11:08

 

Des chiffres qui donnent le vertige: 13 millions d'unités vendues, +30% de croissance du chiffre d'affaire par an en moyenne, 26 milliards de contenus vendus.  Un positionnement clairement haut de gamme avec 200 boutiques à travers le monde et un DG France qui indique, "Au delà du (contenu), c'est une expérience de consommation que nous proposons".

 

7avoir tablet1

 

 

De quoi s'agit-il ? évidemment d'Apple et de l'iPad ? Et bien non il s'agit de Nespresso. Pourtant les chiffres, le positionnement, le modèle économique: tout cela se ressemble ! Bon sang mais c'est bien sûr: l'iPad et la machine Nespresso, c'est le même combat: la tablet va tuer le PC au même titre que la cafetière Expresso va tuer la cafetière à filtre !

 

Mais la cafetière Expresso va-t-elle tuer la cafetière à filtre ? En fait, non, elle n'en prend pas le chemin. La cafetière à filtre (c’est-à-dire le PC ), c'est encore plus de 50% des ventes du marché des machines à café tous segments confondus et les ventes continuent à croître chaque année. Par ailleurs, il est peu probable que la cafetière Expresso soit adaptée à toutes les bourses et à tous les usages. Mais alors si la cafetière Expresso ne remplace pas la cafetière à filtre, la tablet peut-elle vraiment remplacer le PC, surtout en entreprise ?

Non, je ne crois pas. Je vais donc tenter la démonstration en quelques points que j'illustrerais de liens pour approfondir le sujet.

 

 

7avoir tablet2

Une tablet est avant tout un outil de loisir

La tablet est avant tout un outil de loisir. Selon différentes études en effet  95% des gens l'utilisent à la maison, généralement sur leur canapé et devant le télé ! Il faut dire que les tablets sont surtout conçues pour pousser des contenus de loisirs: musiques, vidéos, livres, jeux, … Le modèle d'Apple avec iTunes est d'ailleurs parfaitement clair sur le sujet. Certains analyses imaginent même que la tablet pourrait être à terme un véritable écran de télé de substitution que nous pourrions regarder jusqu'à 3h par jour. Preuve supplémentaire, l'arrivée récente d'Amazon sur le marché des tablets qui subventionne sa tablet Fire pour donner au plus grand nombre la possibilité de disposer d'un formidable outil pour consommer  son énorme catalogue de contenus.

 

 

7avoir tablet3

Une tablet n'est pas un outil de mobilité

On imagine souvent les tablets comme un outil qu'on peut emporter et utiliser partout ce qui lui donne un avantage important par rapport au PC. C'est pourtant peu le cas dans les faits. Moins d'une tablet sur cinq vendue aujourd'hui dispose d'autre chose qu'une connexion WiFi ce qui limite son usage à un endroit posé et fixe. D'ailleurs à peine 6% des tablets se connectent effectivement en 3G. Enfin, il faut bien avouer que les écrans des tablets sont difficilement utilisables en extérieur.

 

 

7avoir tablet4

Les tablets ne sont pas des outils d'entreprise

Si la plupart des VIP et des Geeks de nos entreprises sont équipés d'une tablet, il reste qu'aujourd'hui 95% des ventes de tablet sont réalisés par le grand public. Les utilisations entreprise sont donc plutôt des utilisations "sauvage" (ou BYOD…). D'ailleurs, de mon expérience personnelle, les constructeurs ne sont pas encore prêts à adresser le marché des entreprises. Ainsi, il n'y a généralement pas d'équipe commerciale dédiée aux tablets chez les constructeurs: ce sont soit des équipes commerciales PC, soit des équipes commerciales mobiles. Autre point, la durée de vie des tablets est trop courte pour une entreprise, à peine 6 mois à 1 an, comme les téléphones mobiles portés par les subventions des opérateurs. Rien à voir avec la durée de vie d'un PC qui tend de plus en plus vers les 3 ou 4 ans pour des raisons économiques et écologiques. Enfin, même si l'usage bureautique de la tablet est intéressant, son coût est difficile à supporter s'il doit s'ajouter (et non remplacer) celui d'un PC + un smartphone.

 

 

 

7avoir tablet5

 

La tablet a tué son propre marché

Pourtant si la tablet n'a pas tuée le PC, elle a déjà tuée les Netbooks dont les ventes sont passées sous les ventes de tablet en 2011. Il faut dire que les Netbooks et les tablets partagent au moins un usage: celui d'un deuxième PC facile à transporter qu'on peut utiliser rapidement pour surfer ou lire ses mails.

Enfin, nul doute que la tablet va aussi tuer la tablet "historique": la tablet PC, qui détient encore 5% du marché des tablets ! Il est d'ailleurs intéressant de constater que certains analystes imaginaient en 2005 une croissance exponentielle des tablet PC pour atteindre 14 millions d'unités en 2009. Ce n'est évidemment jamais arrivé.

 

 

Pour toute ces raisons, il me parait donc important d'être prudent et de ne pas céder trop facilement à l'enthousiasme ambiant. La tablet  va probablement remplacer le PC dans quelques domaines de l'entreprise qui sont plus des consommateurs d'informations que des producteurs de contenus. Mais non, la tablet ne vas pas tuer le PC, pas plus que le netbook ou que la tabletPC n'a tué le PC portable ou que la cafetière Expresso ne va tuer la cafetière à filtre. N'oublions pas que ces pronostics sont toujours fait par des vendeurs qui ne militent que pour leur propre cause, qu'ils s'appellent Apple ou Nespresso...

 

Par Lionel - Publié dans : Mobile - Communauté : culture geek
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 22:42

 

Grace à son téléphone mobile, on a aujourd'hui accès à toute la richesse des contenus d'Internet et à des millions d'applications. Mais quand on est fournisseur de contenu à quoi cela sert-il de réaliser une application mobile ? Et comment la réaliser pour qu'elle fonctionne sur le plus de terminaux mobiles ? Cet article vous propose mon retour d'expérience sur le développement d'une application mobile pour un site sportif.

 

Les smartphones c'est formidable pour aller sur le web (il parait)

Le Football Américain est un sport peu connu en France mais qui a pourtant de nombreux inconditionnels (spectateurs et joueurs) et même une fédération et un championnat dédié. Sur ce sujet, le site qui fait référence en France est sans aucun doute le site FootballAmericain.com. Animé par une dizaine de volontaires journalistes sportifs amateurs qui travaillent comme des pros, il délivre en Français depuis une douzaine d'années des informations quotidiennes de qualité.

 

7avoir fadotcom1

 

Le site web de FootballAmericain.com, est un site sportif classique: des actualités, des analyses, les résultats des derniers matchs, un calendrier des rencontres, … J'ai pris l'habitude depuis plusieurs mois de le consulter régulièrement depuis mon mobile. Or, il faut bien dire que comme beaucoup de sites, l'expérience depuis un mobile est assez décevante. Voir ci-dessous sous Windows Phone 7.

 

7avoir fadotcom2

 

Car si l'arrivée de l'Internet sur mobile est une réalité, la taille d'un smartphone reste toujours un handicap pour reproduire à l'identique l'expérience d'un site prévu pour un écran de PC. Oui on peut visualiser un site web sur smartphone mais en l'absence d'un site adapté, le confort de lecture est plus que limité et l'utilisateur doit multiplier les actions: passage en mode paysage, zoom, scrolling, déplacement, …

 

Et si on faisait une application mobile… pour iPhone ?

Lassé de mon expérience mobile de lecteur du site FootballAmericain.com, je décide il y a quelques mois de prendre contact avec les auteurs pour savoir s'ils ont envisagés de développer une application mobile pour leur site. L'objectif étant d'avoir depuis le mobile une expérience plus sympathique que le site web standard c’est-à-dire notamment:

  • Taille de page adaptée au mobile,
  • Information plus synthétique : des contenus réduits et, peut-être, moins de contenus,
  • Navigation simplifiée.

 

J'échange avec Pierre-François, rédacteur en chef et créateur du site qui par ailleurs est informaticien et développeur ) La bonne nouvelle est que la version mobile du site est prévue dans les cartons. La mauvaise nouvelle est que le carton est grand et qu'il y a d'autres évolutions plus urgentes à venir, sans compter la maintenance et la mise à jour au quotidien. De plus, pour un site web réalisé par des bénévoles, même si le travail est semi-pro, le temps reste limité et le site étant sans publicité, il n'y a pas de moyens pour payer l'hébergement, et encore moins pour rémunérer des journalistes, des exploitants ou des développeurs !

 

Je propose donc mon aide à Pierre-François pour développer une version mobile du site. Je propose notamment de développer l'application mobile pour mes téléphones (et en fonction de mes compétences): donc pour Windows Phone 7 et pour webOS. La réponse de Pierre-François ne se fait pas attendre: "Super ! Mais… tu ne pourrais pas prendre en charge plutôt le développement pour iPhone et Android ?".

 

Evidemment: quel intérêt de développer une application mobile d'un site si la majorité des  utilisateurs ne peuvent pas l'utiliser sur leur Smartphone ? Le graphique ci-dessous résume le problème:

7avoir fadotcom3

 

Le marché se divise aujourd'hui entre Android, iOS, Symbian et BlackBerry. La part de marché du reste des systèmes d'exploitation dont Windows Phone 7, Bada et webOS (qui n'apparait même pas sur le graphique) est négligeable.

 

Vive la diversité !

Mais alors pourquoi ne pas développer une application mobile pour chaque système d'exploitation ? Encore une fois le tableau ci-dessous résume le problème:

 

Système

Langage de développement

Environnement de développement

iOS

Objective-C

XCode

Android

Java

Eclipse avec plug-in Android

Windows Phone 7

C#

Visual Studio

webOS

JavaScript

Ares

Bada

C++

Eclipse avec plug-in Bada SDK

 

Il n'y a pas un seul langage de développement et un seul environnement commun entre les différents systèmes d'exploitation mobile ! Dans ces conditions, même s'il existe quelques initiatives, disposer d'un framework multi-plateforme est une utopie.

 

Si vous voulez développer une application mobile pour différentes plateformes, il vous faut donc :

  • réaliser un développement différent pour chaque plateforme,
  • faire appel à des compétences différentes (un développeur maîtrisant rarement plusieurs plateformes),
  • maintenir/faire évoluer votre application en parallèle sur chaque plateforme.

 

Sans compter qu'au sein d'une même plateforme on peut être amené à gérer des versions différentes de la plateforme (Android 2.1/2.2, iOS 4/5, Windows Phone 7/7.5, …) voire même des formats d'écrans différents ! Inutile donc de préciser que cela coûte TRES cher d'autant qu'un développeur mobile est aujourd'hui une denrée rare (et donc chère).

 

De très nombreuses entreprises qui proposent des applications mobiles, font donc tout simplement l'impasse sur plusieurs plateformes et considèrent que tout le monde a un iPhone (ce qui est probablement le cas non ? ).

 

 

Application ou site web mobile ?

Revenons au problème de départ: comment accéder au site  FootballAmericain.com à la fois depuis Windows Phone 7 et webOS mais aussi sur iPhone et Android.

 

Une solution: développer une "version mobile du site web" plutôt qu'une "application mobile". Autrement dit, faire une autre version des pages du site qui soit plus adaptée aux mobiles. Chose intéressante, pour réaliser cela il existe une multitude de framework qui gèrent le multiplateforme, c'est par exemple le cas de Sencha Touch, iUI ou JQuery Mobile.

 

7avoir fadotcom4

 

Le fonctionnement de ces frameworks est identique: ils déchargent le développeur du travail d'adaptation des écrans à chaque plateforme en fournissant des éléments graphiques proches de ceux d'une véritable application mobile. Pour cela, ils utilisent notamment les capacité qu'a HTML5 de "dessiner" les contrôles plutôt que de s'appuyer sur les contrôles HTML standard.

 

Après réflexion, je me suis donc lancé cet été dans la réalisation d'une version mobile du site  FootballAmericain.com en JQuery Mobile. Voilà ci-dessous ce que donne le site mobile sur Android (il est accessible sur http://m.footballamericain.com).

 

7avoir fadotcom5

 

On voit que les fonctionnalités ont été réduites (Articles, Scores/Calendrier et Classements uniquement) et sont accessibles d'un clic. On voit aussi que l'interface est adaptée à un mobile. On constate enfin que, grâce à JQuery Mobile, on dispose nativement d'éléments graphiques (Listes, Barre de bouton, …) qui fonctionnent sur tous les terminaux (liste des terminaux supportés ici).

 

Le schéma suivant décrit l'architecture de la solution web mobile: le code source HTML5 et JavaScript de l'application s'appuie sur JQuery Mobile et sollicite le site web pour obtenir les données.

 

7avoir fadotcom6

 

Néanmoins vous me direz: "ce n'est pas une application mobile". C'est vrai !

Mais qu'est ce que cela change ?

  1. L'utilisateur n'a pas un icône de lancement dans la liste de ses applications,
  2. On ne peut pas l'installer depuis l'App Store/Android Market/App Catalog,
  3. Cela ne fonctionne pas quand on n'a pas accès au réseau,
  4. On ne peut pas utiliser de fonctionnalités natives du terminal (photo, GPS, contacts, accéléromètre, notification, stockage …).

 

Concernant l'icône de lancement ce n'est pas tout à fait vrai car toute les plateformes permettent aujourd'hui de transformer un raccourci web en un icône de lancement (exemple ci-dessous sous webOS). Mais il est vrai que les utilisateurs ne connaissent pas toujours cette fonctionnalité.

 

7avoir fadotcom7

 

 

 

Concernant la présence dans l'App Store, c'est vrai que cela rend l'application moins visible, néanmoins cela simplifie le déploiement et il n'y a plus à attendre (espérer !) la validation de l'application par l'App Store pour mettre en ligne une nouvelle version.

 

Par contre il est vrai qu'un site web mobile n'est pas accessible lorsqu'il n'y a pas le réseau mais par définition, dans un mode déconnecté on ne pourrait de toute manière avoir accès qu'à un historique des contenus.

 

Enfin, il est vrai également qu'un site web mobile ne peut pas, accéder aux fonctionnalités du terminal (GPS par exemple) ce qui peut limiter ses fonctionnalités.

 

Le meilleur des 2 mondes

Peut-on bénéficier des avantages d'avoir un site web mobile (code identique pour toutes les plateformes) sans perdre les avantages d'une application mobile (intégration au terminal) ? C'est exactement ce que propose PhoneGap.

 

7avoir fadotcom8

 

PhoneGap est  à la fois un outillage et un framework. Concrètement, il vous propose de résoudre le dilemme "web ou application" en partant du principe suivant:

  • Vous écrivez votre application en HTML5/JavaScript,
  • Vous intégrez à votre application la librairie JavaScript PhoneGap qui vous donne accès à toutes les fonctionnalité de votre terminal (liste exhaustive ici),
  • Vous développez une application native sur votre plateforme cible qui intègre uniquement un contrôle "navigateur" pointant sur vos pages HTML (ce code est fourni par PhoneGap),
  • Vous compilez votre application en utilisant les outils du SDK de la plateforme cible,
  • Vous publiez votre application sur votre App Store.

 

Sur ce principe là, j'ai donc réalisé une version "PhoneGap" du site web mobile FootballAmericain.com. Voici l'écran principal de l'application sur iPhone. Elle est évidemment identique visuellement au site web mobile mais c'est une véritable application qui dispose de son icône sur le terminal et qui peut être publiée sur un App Store.

 

7avoir fadotcom9

 

L'application est d'ailleurs déjà disponible ici pour sur l'Android Market Place, ici sur l'App Catalog webOS et - le sera bientôt - sur l'AppStore iPhone (elle a rejetée 2 fois par Apple pour de mauvaises raisons ) et sur la Market Place Windows Phone.

 

Le schéma suivant décrit l'architecture de l'application.

 

7avoir fadotcomA

 

Concrètement on voit qu'il suffit de recopier le code de la version web mobile dans le "template" d'application proposé par PhoneGap. PhoneGap étant disponible pour de nombreuses plateformes (détail ici), cela veut dire qu'on peut réaliser simplement une véritable application mobile pour chacune des plateformes cibles. On a de plus la possibilité d'accéder à toutes les fonctionnalités du terminal dont le stockage local, qui permet de gérer le mode déconnecté.

 

A noter que PhoneGap repose sur les outils de développement de chaque plateforme cible et nécessite  donc pour générer l'application d'avoir, à minima, installé et configuré le SDK de la plateforme. De même, pour publier son application sur l'App Store il faut avoir un compte développeur de la plateforme.

 

 

Conclusion

Une application mobile permet de proposer des contenus adaptés et intégrés à l'ergonomie d'un smartphone.  Quel site web ou quelle entreprise ne souhaite pas disposer de son application mobile ? Mais comment supporter le coût de développement et de maintenance pour de multiples plateformes dans une période ou précisément les entreprises recherchent des  sources d'économie ?

 

L'utilisation de framework comme JQuery Mobile/PhoneGap est un bon moyen de réduire les coûts de réalisation et de déploiement d'une application mobile sans réellement faire de concession sur sa qualité. Une bonne preuve que le couple HTML 5/JavaScript peut être une solution efficace pour garantir la portabilité des développements.

 

De nombreuses applications mobiles sont déjà complétement ou partiellement construites de cette manière (l'application AppStore iOS par exemple !), je fais le pari que leur nombre ne va pas cesser de croître dans les années qui viennent. Alors: qu'attendez-vous ?

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin, notez que les sources de l'application sont disponibles sur Github. J'en profite pour remercier Pierre-François de m'avoir ouvert le capot du CMS du site FootballAmericain.com et d'avoir partagé avec moi (c'est le roi du SQL ) cette réalisation.

Par Lionel - Publié dans : Mobile - Communauté : culture geek
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 14:54

Ce titre n'est pas la uniquement pour justifier le nom de ce blog (!) cela fait véritablement 7 semaines que j'utilise un HTC HD 7 sous Windows Phone 7. Dans un article précédent, je décrivais à quel point Windows Phone 7 était un OS de rupture pour Microsoft et j'exprimais mon impatience de pouvoir l'utiliser. Alors après 7 semaines d'usage, les promesses sont-elles tenues ? La plate-forme va-t-elle être un succès ? C'est ce que nous allons essayer de voir ici.

 

7avoir hd7 1

Est-ce que Windows Phone c'est mieux que l'iPhone ?

Désolé de commencer comme cela mais c'est la question qu'on me pose le plus souvent lorsque je sors mon téléphone sous Windows Phone 7. Dans l'esprit de beaucoup de gens, l'iPhone est LA référence ultime des smartphones, c'est donc le seul point de comparaison possible pour un smartphone. Permettez moi d'évacuer tout de suite cette question: voilà 3 ans que de nombreux constructeurs sortent des "iPhone-like" ou des "iPhone-killer", il n'y aucun doute sur le fait que de très nombreux smartphones sont aujourd'hui complètement équivalents technologiquement et ergonomiquement à l'iPhone.

 

7avoir hd7 2

 

A part si on est un fan absolu d'Apple ou qu'on n'a jamais utilisé d'autres smartphones que l'iPhone, c'est donc tout à fait naïf de penser que l'iPhone est unique. La seule avance de l'iPhone sur ses concurrents (et probablement encore pour de nombreuses années même si Android la grignote lentement)  c'est sa part de marché sur le segment des Smartphones.

 

7avoir hd7 3

 

Certes cela lui donne beaucoup d'avantages liés à l'abondance de son écosystème mais est-ce suffisant pour le désigner comme "meilleur" que tous les autres, je ne le crois pas. L'iPhone reste un objet de mode et la mode a peu de choses à voir avec des critères d'évaluations objectifs...

 

 

Windows Phone 7 à l'usage

La vraie question est donc de savoir si Windows Phone 7 répond aux usages pour lequel on utilise un smartphone habituellement (messagerie, accès à Internet, réseaux sociaux, musique, …) et si son ergonomie est à la hauteur de nos espérances. Force est de constater que c'est le cas. Petite revue rapide  en quatre points:

  • - Interface,
  • - Réactivité,
  • - Batterie,
  • - MarketPlace.

 

 

Interface

Comme je le disais dans mon précédent article, je n'étais pas fan à priori de Métro l'interface "dépouillée" de Windows Phone 7. Pourtant à l'usage, ce dépouillement  est très pratique, l'affichage se concentre sur l'essentiel des informations et le superflu ne s'obtient qu'à la demande. Exemple simple: les voyants de batterie, couverture réseau, mode vibreur, … ne sont pas présents en permanence sur l'écran, ils ne s'affichent que ponctuellement au démarrage de la machine et disparaissent aussitôt pour ne réapparaître qu'à la demande.

 

7avoir hd7 4

 

Comme le disait Saint-Exupéry (dédicace à Emmanuel): "la perfection est atteinte non pas quand il n'y a plus rien à ajouter mais quand il n'y a plus rien à retirer". La plupart des applications suivent ce principe et cela permet réellement de se concentrer sur l'essentiel comme le dit de manière peut-être un peu trop subtile, la pub TV de Windows Phone 7.

 

Réactivité

Autre point important: la réactivité. Je l'avais constaté sur les prototypes que j'avais manipulé mais cela se vérifie: le téléphone est très réactif, on n'est jamais en position d'attendre qu'il effectue une action ou en train de se demander s'il a vraiment traité notre dernier geste. C'était un point insupportable de Windows Mobile depuis le début. Ci-dessous une vidéo de présentation qui présente la réactivité de l'HTC HD7.

 

 


 

Batterie

La gestion de la batterie. Là aussi, les choix d'une interface dépouillée qui privilégie les tons sombres et les restrictions sur les traitements en tâche de fond (j'y reviendrais plus loin) sont efficaces. Il m'arrive enfin de passer plusieurs jours sans recharger mon téléphone ce qui était a peu près impossible avec mon iPhone et mon Palm Pré. De plus comme l'HTC HD 7 utilise le standard mini-USB, il est plus facile de trouver un point de rechargement (pour ma part j'utilise ceux de mon Palm Pré ) qu'avec le connecteur propriétaire Apple.

 

7avoir hd7 5

 

MarketPlace

Impossible aujourd'hui de distribuer un smartphone sans un AppStore qui permet à chacun de le personnaliser en fonction de ses besoins. Inutile de parler de chiffres mais il est évident que la MarketPlace de Microsoft est aujourd'hui très limitée. On y trouve tout juste l'indispensable: Météo, Cours de la bourse, Facebook, Twitter, Seesmic, Foursquare, Shazam, Plan de métro, AlloCiné, PagesJaunes … Mais évidemment il est probable que certaines applications que vous cherchez n'y sont pas encore. Même côté jeux, on reste sur sa faim: où est AngryBird ?  A côté de l'abondance de l'AppStore (dans l'utile comme dans l'inutile) cela reste limité. Mais vu les différentes annonces qu'on peut lire, gageons que cela n'est que provisoire.

 

 

7avoir hd7 6

 

Même chose pour la musique. L'un des héritages de Windows Phone 7 est la plate-forme Zune, concurrente d'iTunes. Windows Phone 7 propose ainsi à la fois un player embarqué et un applicatif PC se connectant à une plate-forme de ventes en ligne. Pour être franc, après plusieurs années d'iPod/iTunes il m'a fallu un temps d'adaptation pour me familiariser avec ces applications même si elles sont finalement tout à fait agréable. Par contre, là aussi les contenus sont limités. Vous n'y trouverez probablement pas votre chanson préférée. Autre bizarrerie, on ne paye pas la musique en Euros mais en Microsoft Points (85 Microsoft Points pour un titre) qu'on achète par lots à des tarifs dégressifs (1200 Microsoft Points pour 14,40€ par exemple). Derrière cette subtilité lexicale, les tarifs restent globalement plus chers que sur iTunes.

 

7avoir hd7 7

 

 

La bonne nouvelle c'est qu'on peut quand même utiliser iTunes avec Windows Phone car Zune scanne par défaut les répertoires de musique d'iTunes. Ma conversion définitive à Zune n'est donc pas pour tout de suite .

 

 

Développer pour Windows Phone 7

Forcément, le sujet que j'ai approfondi est l'étude du développement d'applications pour Windows Phone 7. Depuis mon article précédent, j'ai investi un peu de temps sur le sujet. J'ai ainsi participé (= perdu ) au concours d'application Windows Phone 7 Microsoft France en présentant deux applications:

  • - Rino: outil de synchronisation OneNote sur Azure. Portage d'un développement réalisé pour iPhone et WebOS (détails ici).

 

 

  • - RiverHex: petit jeu de stratégie. Portage d'un développement existant en Mono.

 

 

J'ai également publié une première application sur la MarketPlace, Sytadin, qui affiche en panorama ou en pleine page les cartes en temps réel du trafic en Ile-de-France du site Sytadin.

 

 

sytfr2

 

 

Pour un développeur .NET, il est clair que le développement pour Windows Phone 7 est très agréable. On développe en C# et Silverlight, il n'y a donc pas de surprise. L'environnement de développement s'intègre parfaitement dans Visual Studio 2010. Il existe une version Visual Studio 2010 Express dédiée à Windows Phone 7 mais le SDK s'intègre aussi directement dans les versions avancées de Visual Studio 2010 ce qui permet d'intégrer ses projets Windows Phone dans une solution globale.

 

7avoir hd7 8

 

Pour le design des écrans de l'application, tous les principaux contrôles sont présents et des écrans standards sont proposés sous forme de templates, notamment le fameux écran Panorama. De plus, le dépouillement revendiqué par l'interface Métro incite à la sobriété ce qui permet finalement d'aller très vite dans le développement de son application.

 

Faisons un zoom maintenant sur le développement de "Gadgets". En effet, parmi les spécificités ergonomiques de Windows Phone 7, on trouve la page d'accueil du terminal à base de briques composables à volonté. On peut ainsi "épingler" sur la page d'accueil soit des applications, soit des pages HTML, de la musique, des contacts,… C'est vraiment un élément fort de différentiations par rapport aux autres OS qui se contentent de petits icônes rarement dynamiques. Hélas le mécanisme est sous exploité car, à part celles qui sont natives (messagerie, téléphone, SMS, …), peu d'applications utilisent cette fonctionnalité aujourd'hui.

 

 

7avoir hd7 9-copie-1

 

 

C'est en explorant l'API qu'on comprend pourquoi. En effet, Microsoft impose beaucoup de restrictions sur cette fonctionnalité:

  1. 1) Le mise à jour de brique ne peut se faire que via un serveur sur Internet,
  2. 2) Les conditions de mises à jour automatiques des briques sont très restrictives.

 

1) Dans mon précédent article, j'expliquais le mécanisme du push proposé par Windows Phone 7. Sans rentrer dans les détails, c'est quasiment aujourd'hui la seule manière de rafraîchir une brique de la page d'accueil. Or, vu que cela utilise un protocole et un format de brique spécifique, cela impose à l'application de disposer d'un backoffice dédié qui va gérer les mises à jour. Ainsi, si Twitter veut afficher le nombre de Tweets que vous avez reçu, il doit disposer d'un backoffice spécifique pour Windows Phone 7 qui ira vérifier les mises à jour de votre flux.

 

 

7avoir hd7 A

 

Inutile de préciser que ce n'est pas le cas aujourd'hui dans l'application officielle Twitter de la MarketPlace. Réaliser un backoffice est un investissement qui peut être conséquent, surtout pour les développeurs de "petites" applications dont les revenus ne couvriront pas les frais d'un hébergement dédié.

 

2) Pour préserver la batterie du terminal, Microsoft a souhaité encadrer strictement l'utilisation des traitements fonctionnants en arrière-plan. Du coup, Microsoft est très (trop ?) vigilant sur l'usage de la mise à jour automatique. Pour une simple mise à jour régulière automatique (pour la météo ou le cours de la bourse par exemple), la fréquence MAXIMALE de mise à jour est ainsi 1 fois par heure ! C'est assez restrictif et pénalisant y compris en développement (on fait 1 test de l'application par heure ). Ces restrictions sont également renforcées dans le processus de validation des applications de la MarketPlace. Mon application Sytadin a ainsi été refusée 2 fois par Microsoft: la première fois car elle ne proposait pas d'écran permettant de désactiver la mise à jour automatique, la deuxième fois car le choix d'activation n'était pas proposé au premier lancement... Dur, dur.

 

7avoir hd7 B

 

 

Nul doute qu'il faudra qu'une mise à jour future du système apporte plus de souplesse aux développeurs sur ce mécanisme de Gadgets.

 

 

 

Alors Windows Phone 7, ça va être un succès ?

Je ne suis pas devin, je ne me lancerais donc pas dans des pronostics sur le succès de Windows Phone 7 en nombre de ventes ou en parts de marché. Mais il s'agit clairement d'une plateforme de qualité, très agréable à utiliser et qui fait jeu égal avec ses concurrents en apportant des éléments différentiants. Les ingrédients sont là, il reste à construire l'éco-système qui permettra de séduire plus de développeurs et d'utilisateurs. Windows Phone 7 a simplement besoin d'un peu de maturité.

Par Lionel - Publié dans : Mobile - Communauté : culture geek
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 16:47

Je vous accorde que le titre de ce billet est volontairement provocateur mais franchement qui rêve encore d'avoir un Smartphone sous Windows Mobile ?

 

7avoir wp7 01

 

Pourtant ce n'est pas la faute des constructeurs comme HTC ou Samsung qui rivalisent d'imagination pour nous proposer des téléphones superbes et surpuissants (est-ce que nous imaginions seulement avoir autant de puissance dans un téléphone il y a quelques années ?). Mais malgré cela les critiques sur Windows Mobile sont toujours les mêmes: lent, peu intuitif, peu réactif, difficile à utiliser avec le doigt, …

 

Et les résultats sont là, la part de Microsoft sur ce marché s'effrite (28% perdu entre 2008 et 2009 et ça ne s'améliore pas en 2010) au profit de l'iPhone, d'Android ou du BlackBerry, même auprès des entreprises, qui sont la cible traditionnelle de Windows Mobile.

 

7avoir wp7 02

 

 

Bref, Microsoft devait réagir sous peine de perdre définitivement pied sur ce marché. On ne pouvait donc qu'être attentif lors de l'annonce au dernier MWC (par Steve Ballmer lui-même) de Windows Phone 7.

 

7avoir wp7 03

 

 

Une interface redessinée, des caractéristiques resserrées pour limiter les différences entre les terminaux, Windows Phone 7 semble être un changement majeur par rapport aux précédentes versions de Windows Mobile. Mais est-ce vraiment le cas ? Quelles sont ses vraies nouveautés ? Peut-il sauver Windows Mobile ? Analyse et tentative de réponse ci-dessous.

 

 

Un vieux machin

Un peu d'histoire pour commencer et pour resituer le sujet. Il n'est pas inutile de rappeler que Windows Mobile est un "vieux" système d'exploitation qui est apparu il y a plus de 10 ans ! Et il faut dire qu'en 10 ans, le monde de la mobilité a été complétement bouleversé. Windows Mobile souffre donc de quelques tares liées à son grand âge.

 

1) Il n'a pas été pensé pour équiper des téléphones

Rappelons nous qu'à l'époque, on ne parlait pas de "Smartphone" mais de "Personal Digital Assistant" (PDA) ou d'"Agenda électronique". Ces appareils étaient des compagnons du téléphone et permettaient de conserver ses contacts et ses rendez-vous mais ils ne communiquaient pas et ne remplaçaient pas le téléphone. Ils n'étaient donc pas pensé à l'origine pour être des téléphones.

 

7avoir wp7 04

 

2) Il est un portage de l'interface de Windows XP

La grande force de Windows Mobile (Pocket PC) par rapport à son concurrent de l'époque (Palm !) était de permettre de retrouver dans sa poche la même chose que sur son PC:

  • en terme de contenu car il proposait une "synchronisation" avec Outlook,
  • en terme d'interface car il proposait une interface "à la Windows XP" : menu démarrer, menu déroulant, icône, scrollbar ….

 

D'ailleurs Windows CE, sur lequel repose Windows Mobile n'est qu'un portage (recompilation) du code de Windows sur d'autres processeurs. Il a ainsi tous les avantages et les inconvénients de Windows: le système de fichier, le multi-tâche, la base de registres, les installateurs d'applications, ...

 

 

7avoir wp7 05

 

 

3) Il est fait pour être utilisé avec un stylet

Et pour manipuler Windows XP, il faut avoir une souris pour appuyer sur le menu démarrer, pour cliquer/double-cliquer sur un icône minuscule, pour ouvrir un menu déroulant, … Windows Mobile a donc été conçu pour fonctionner avec… un stylet. Ce petit objet parait désuet aujourd'hui car on utilise les Smartphones avec les doigts mais il était un pré-requis de tous les PDAs il y a quelques années.

 

 

7avoir wp7 06

7avoir wp7 07

 

Bref,  vous aurez compris ma démonstration:

1) Windows Mobile n'a pas été pensé pour équiper des téléphones

2) Windows Mobile est un portage de l'interface de Windows XP

3) Windows Mobile est fait pour être utilisé avec un stylet

 

Windows Mobile est donc clairement un outil conçu dans le passé qui est un peu anachronique aujourd'hui. Les mises à jour successives ont bien sûr essayé de l'améliorer mais le poids du passé et de l'existant est tel qu'il était difficile d'imaginer une rupture.

 

Et pourtant, une rupture majeure a été annoncée par Microsoft avec Windows Phone 7: Windows Phone 7 ne sera compatible avec aucune version de Windows Mobile ! Cela pourrait apparaître une mauvaise nouvelle mais une fois lu l'historique précédent, on comprend que cela annonce plutôt une bonne nouvelle !

 

 

Il est né le divin enfant ?

Il n'est pas inutile de préciser que Windows Phone 7 n'existe pas encore. Aucun téléphone n'en est équipé et aucun constructeur n'a même présenté de terminaux qui en soit équipé.

 

Plusieurs vidéos ont été présentés au MWC et sont en ligne sur le site de Microsoft (http://www.windowsphone7.com/) mais elles montrent peu/pas l'utilisation de vrais terminaux. Comme je suis d'un caractère sceptique, j'ai même longtemps cru que c'était uniquement du slideware/fake

 

7avoir wp7 08

 

 

 

Par contre, et c'est la source principale de ce billet, Windows Phone 7 existe déjà pour les développeurs. Depuis la dernière conférence MIX, Microsoft a en effet annoncé et mis à disposition des outils pour les développeurs. Je reviendrais plus loin sur les outils de développement pour Windows Phone 7 mais sachez qu'au cœur de ces outils se trouve un émulateur qui permet de manipuler l'interface Windows Phone 7 depuis un PC.

 

En fait, dans sa version initiale cet émulateur est "bridé" et on accède a une page d'accueil vide . Mais avec un peu de "hacking" (décrit ici ou ici), l'émulateur donne accès à l'ensemble des fonctions du système et aux applications préinstallées (dont Office, Zune, ...).

 

7avoir wp7 09

 

 

C'est de cet émulateur que sont extraites les captures d'écrans ci-dessous mais aussi une majorité des vidéos proposées par le site de Microsoft.

 

 

Windows prend le Metro en marche

La nouveauté principale de Windows Phone 7 est que son interface a été entièrement repensée et redessinée. Et contrairement à Windows Mobile qui mimait Windows XP elle est très éloignée de Windows 7.

 

Cette nouvelle interface se nomme "Metro". On pourrait croire qu'il s'agit encore d'un acronyme barbare de Microsoft mais pas du tout: le nom de cette interface fait écho à la simplicité de la signalitique  utilisée dans… le métro et les aéroports (si, si).

 

7avoir wp7 10.png

 

 

Cela signifie des lignes claires et des écrans épurées qui, il faut bien le dire, ne seront pas forcément du goût de tout le monde. C'est en tout cas un élément différenciant par rapport à ses concurrents.  La vidéo ci-dessous permet de se rendre compte des spécificités de l'interface:

 

 

L'ensemble des concepts de Metro sont également décrits dans le document à l'usage des développeurs d'application intitulé "UI Design and Interaction Guide for Windows Phone 7 Series". Quelques éléments sont à noter:

 

D'abord le caractère particulièrement "sobre" de l'interface. Les écrans sont très peu chargés et se limitent aux informations essentielles. Par ailleurs, la couleur noire est privilégiée partout. Pour le justifier, Microsoft indique que cela permet de limiter l'usage de la batterie: un écran OLED (dont les terminaux Windows Phone 7 seront équipés) consomme moitié moins d'énergie qu'un écran LCD lorsqu'il affiche principalement du noir mais trois fois plus lorsqu'il affiche principalement du blanc ! Les développeurs sont prévenus.

 

7avoir wp7 11

 

 

Ensuite le guide indique clairement que Windows Phone 7 est "design for touch": il n'est plus question de stylet, l'ensemble des opérations doit se faire avec le doigt.   Par exemple, un espacement minimal est recommandé entre deux champs afin de laisser une place suffisante pour le doigt.

 

7avoir wp7 12

 

 

De même, plusieurs pages détaillent les différents gestes reconnus par Windows Phone 7: appui, défilement, écartement, jeté, ...

 

 

7avoir wp7 13

 

 

Autre particularité de l'interface: l'enchainement des pages. Il se fait de deux manières dans le système:

  • - En mode "volet" (qui s'ouvre ou qui se ferme). Il s'agit d'un effet de transition où la première page est poussée vers l'avant de l'écran et la nouvelle page apparaît à la place. Cela donne un effet "tourniquet" un peu surprenant mais auquel il doit falloir s'habituer.

 

7avoir wp7 14

 

 

 

  • - En mode "panorama", c'est-à-dire qu'on fait défiler horizontalement les pages, l'écran représentant une vue que l'on déplace par défilement sur le contenu global. Souvent, l'effet est renforcé en utilisant un image de fond qui a une largeur de plusieurs écrans.

 

 

7avoir wp7 15

 

 

 

Tour d'horizon des interfaces

Regardons comment ces choix de conception de l'interface se matérialisent dans le système et les applications Windows Phone 7.

 

L'écran ci-dessous est l'écran d'accueil de Windows Phone 7.

 

7avoir wp7 16

 

 

Il est constitué d'un certain nombre d'éléments rectangulaires ("Tile" ou Tuiles) qui servent à la fois à lancer l'application auquel ils correspondent mais aussi a afficher son état: derniers messages reçus, prochain rendez-vous, … Pour simplifier, disons que ce sont les "Widgets" de Windows Phone 7 tels que je les affectionnent tant  (voir ici).

 

En défilant l'écran sur la droite ou en cliquant sur la flèche on arrive sur la liste des applications.

 

7avoir wp7 17

 

Fini le "nid d'abeille" de Windows Mobile 6.5, la liste se présente ici de manière simplement verticale. Un défilement vertical du doigt permet de les parcourir. La fonctionnalité n'est pas accessible sur la version actuelle de l'émulateur mais il semble qu'un appui prolongé va permettre de les intégrer à la page d'accueil ou de changer leur position dans la liste. Un simple appui permet de lancer l'application.

 

Les deux écrans ci-dessous présentent l'application Calendrier. Le changement de vue: agenda du jour actuel ou prochain rendez se fait par défilement panorama. Le passage à la vue mois se fait par l'icône à droite. On peut alors revenir au détail du jour par un appui qui déclenche un zoom très (trop ?) immersif.

 

7avoir wp7 18

 

7avoir wp7 19

 

 

 

A noter les "…" en bas à droite de l'écran journalier qui indiquent systématiquement sur Windows Phone 7 la présence d'un menu sur l'élément courant.

 

L'écran ci-dessous est celui du navigateur. Pas de particularité à signaler. Le zoom est  bien présent ainsi que la possibilité de lancer plusieurs onglets avec un mode preview.

 

7avoir wp7 20

 

7avoir wp7 21

 

 

Les écrans ci-dessous montrent une première vue de la messagerie. Hélas il ne m'a pas été possible de synchroniser l'émulateur avec une vraie boite mail et donc de jouer réellement avec. On constate néanmoins à quel point les écrans sont épurés ici aussi.

 

7avoir wp7 22

 

7avoir wp7 23

 

La suite Office est présente dans l'émulateur. Voici une première capture d'écran de Word. On ne peut pas faire plus limité: il n'y a que le texte que l'on est en train de saisir !

 

 

7avoir wp7 24

 

 

Le formatage du texte se déclenche par l'utilisation d'un des boutons qui ouvre un nouvel écran où on peut choisir différentes options. C'est très sobre.

 

 

7avoir wp7 25

 

Les "…" déclenchent l'ouverture d'un menu. Comme vous pouvez le constater, les menus dans Windows Phone 7 sont complétement pensés pour être utilisable avec le doigt: ils occupent la moitié de l'écran.

 

7avoir wp7 26

 

 

La sortie de Word affiche une boite de dialogue. Là-aussi on constate que celles-ci sont simplifiées et occupent tout l'écran pour un maximum de lisibilité et d'ergonomie.

 

 

7avoir wp7 27

 

Les écrans suivants montrent OneNote (la différence avec Word n'est pas évidente) et Excel.

PowerPoint est SharePoint Workspace (le nouveau nom de Groove) sont également présent mais je n'ai pu les tester.

 

 

7avoir wp7 28

 

7avoir wp7 29

 

7avoir wp7 30

 

L'accès à MarketPlace, l'AppStore de Windows Phone 7 est également présent mais il n'est pas opérationnel. On constate sur la page d'accueil que le nom de Samsung apparaît sur la page d'accueil ce qui laisse présager que Samsung sera le premier constructeur à proposer un terminal sous Windows Phone 7. Une vidéo de présentation de la market place est également disponible ici.

 

 

7avoir wp7 31

7avoir wp7 32

7avoir wp7 33

 

 

Mon but n'étant pas d'être exhaustif, vous pourrez voir d'autres captures d'écran ici (merci Laurent pour le lien).

 

 

Développeurs à vos marques

Le succès d'une plate-forme est souvient lié à l'adhésion de la communauté des développeurs qui vont faire vivre l'écosystème autour de la machine. Et là, Microsoft a sorti les grands moyens pour séduire.

 

 

7avoir wp7 34

 

 

Les développements d'application sur Windows Phone 7 se feront exclusivement via la technologie .NET.

 

Ils reposeront:

  • - soit sur Silverlight 4 (depuis le temps qu'on attendait Silverlight sur Windows Mobile maintenant on l'a !) ce qui permet d'adresser la communauté des développeurs actuels qui utilisent déjà cette plateforme,
  • - soit sur XNA qui est la plateforme de développement des jeux Xbox. On sait à quel point les terminaux mobiles deviennent des consoles de jeux (Nintendo disait récemment que son plus gros ennemi c'est l'iPhone !), voilà un bon moyen d'attirer les développeurs de jeu voire de prolonger l'expérience d'un jeu Xbox sur son mobile.

 

Mieux: l'outil de développement pour Windows Phone 7 est entièrement gratuit et il s'agit de Visual Studio 2010 Express, une version light de la "star" des outils de développement.

 

7avoir wp7 35

 

 

Et si cela ne suffisait pas, Microsoft tape encore plus fort en faisant écrire le premier livre sur Windows Phone 7 par Charles Petzold, une autre vraie "star" incontestée du développement en environnement Microsoft qui a été à l'origine d'un des premiers livre de développement sur… Windows 3.1 ! Un extrait de son livre sur Windows Phone 7 est téléchargeable ici.

 

7avoir wp7 36

 

Je me suis amusé à réaliser quelques tests simples de développement. Il n'y a aucune différence avec du développement Silverlight traditionnel et Visual Studio 2010 est un vrai plaisir à utiliser. Le "PInvoke" (appel natif du système) n'est pas autorisé, ce qui laisse supposer que Microsoft fera le maximum pour ouvrir toutes les APIs du système à .NET. On ne sait d'ailleurs pas précisément sur quoi repose le système d'exploitation de Windows Phone 7. Il parait difficilement imaginable que Microsoft n'utilise pas Windows CE. Selon Mary-Jo Foley, Windows Phone 7 reposerait sur une version intermédiaire de Windows CE 6.0 R3 et d'une future version de Windows CE appelée Windows CE 7. L'avenir nous le dira.

 

J'ai évidemment tenté de développer des Widgets Windows Phone 7  mais sur ce sujet, comme pour d'autres, l'API n'est pas tout à fait finalisée et la documentation reste à compléter.

 

 

7avoir wp7 37

 

 

Un des reproches qui est (déjà) fait à Windows Phone 7 est de ne pas être multi-tâche. On constate néanmoins qu'un mécanisme de notification/push du type de celui qui est maintenant présent sur l'iPhone devrait néanmoins être disponible (voir le schéma ci-dessous).

 

 

7avoir wp7 38

 

Sans surprise, ce service devrait reposer sur le Cloud est Windows Azure.

 

 

Conclusion

Windows Phone 7 n'existe pas encore et les informations actuelles sont partielles ou encore en cours d'évolution.

 

Néanmoins, il est évident que Windows Phone 7 est une rupture fondamentale dans le monde de Windows Mobile et dans l'approche de la mobilité par Microsoft. Une fois n'est pas coutume, Microsoft n'a pas hésité à faire table rase du passé pour se repositionner sur ce marché et tenter d'apporter une vraie réponse à Apple et à Google.

 

On ne peut pas prédire son succès mais on ne peut qu'être impatient de tester cette nouvelle expérience utilisateur sur de vrais terminaux.

Par Lionel - Publié dans : Mobile - Communauté : culture geek
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

A propos de l'auteur


llaske_cantine.png
Lionel Laské est Directeur Assistance à Maîtrise d'ouvrage chez C2S, la SSII du groupe Bouygues.
Plus d'information sur l'auteur ici.

C2S-moyen-Groupe.gif

Retrouvez moi également sur Twitter:

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés