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Office 2010 au quotidien

16 Avril 2010 , Rédigé par Lionel Publié dans #Microsoft, #Overblog

Voilà déjà plusieurs semaines que Office 2010 est disponible en version beta 2. Une version "Release Candidate" que l'on dit proche de la version finale est même en circulation chez les "early adopters" ayant souscrit au TAP. Il était donc temps que je prenne un peu de temps pour vous en parler avant sa sortie officielle annoncée le 12 mai. Mais fidèle aux principes de ce blog, il n'était pas question pour moi de le faire tant que je n'avais pas vécu un peu de temps avec. Voici donc mon retour d'expérience après plus d'un mois d'utilisation au quotidien de la beta 2.  Notez tout de suite que mon but n'est pas d'être exhaustif sur les nouveautés que contient cette version, je m'intéresserais ici uniquement à ce qui est utile à mon usage quotidien.

 

 

 

Une installation prudente

 

Bon, pour être honnête j'ai un peu triché car par prudence, j'ai choisi de conserver la version d'Office 2007 qui était déjà installée sur mon poste. C'était d'ailleurs une précaution inutile car je n'ai jamais eu à lancer une application Office 2007 à cause d'un problème (plantage ou incompatibilité) sur sa version 2010.

 

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La bonne nouvelle avec Office 2010 est qu'il est disponible en 64 bits. Non pas que je manipule des tableaux Excel de grande taille qui nécessitent 64 bits mais puisque ma nouvelle machine est une machine 64 bits, je me suis dit naïvement que ce n'est pas plus mal de pouvoir disposer d'une version 64 bits d'Office 2010.

 

Hélas, impossible de bénéficier du 64 bits car en plus des applications de base d'Office 2007, j'ai décidé de garder Project, SharePoint Designer et Visio et la cohabitation de ces applications semble impossible avec les versions 64 bits comme le montre le message suivant auquel j'ai eu droit. Je n'ai pas bien compris les raisons de cette incompatibilité mais bon tant pis

 

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Collection printemps/été 2010 d'Office

 

Première chose qui change dans Office 2010: son look général. Il est d'ailleurs rare que Microsoft sorte une version de produit qu'on ne puisse par reconnaître au premier coup d'œil ! Et pour Office 2010 c'est d'abord les différents icônes qui ont été redessinés. La tendance 2010 est aux couleurs plus prononcées avec la première lettre du nom de l'application en son centre. Seul l'icône SharePoint change de couleur mais il faut dire que le produit est assez différent en version 2010.

 

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Le "spash screen" des applications a également été redessiné. Il est plus épuré et s'affiche sur un fond uniformément blanc quelque soit l'application. Petite nouveauté, il affiche les différentes étapes du démarrage de l'application et intègre un bouton de fermeture de l'application (au cas où vous auriez lancé la mauvaise).

 

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Une fois l'application lancée, on reste dans un environnement familier: on retrouve le ruban d'Office 2007 mais qui là aussi a été "épuré". Plusieurs cadres ont disparus et le ruban est désormais sur fond blanc au lieu de reprendre la couleur du thème Windows. Voir ci-dessous la comparaison "face à face" (Office 2007 en haut, Office 2010 en bas - cliquez sur l'image pour zoomer).

 

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Autre changement ergonomique: le bouton Office en haut à gauche de la fenêtre (dont l'utilité restait probablement mystérieuse pour beaucoup d'utilisateurs !) s'est transformé en un véritable onglet "Fichier" plus visible et plus explicite.

 

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Nous y reviendrons car c'est le point d'entrée de LA nouveauté de Office 2010, le "Backstage".

 

Dernier changement notoire dans le ruban, il est désormais "masquable". En effet, une petite flèche à droite permet de le faire disparaître et donc de gagner de la place en hauteur pour la visualisation du contenu de la fenêtre.

 

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Dans ce mode, le ruban réapparaît lorsqu'on clique sur le nom d'un des onglets, juste le temps d'exécuter la commande à lancer. C'est pratique et cela fait ressembler le ruban à un menu comme du temps de… Office XP

 

Entrons maintenant dans les changements sur les deux applications qui me concernent le plus: Outlook et OneNote.

 

 

Outlook 2010

 

Outlook est probablement l'application pour laquelle le changement de look est le plus déroutant visuellement. Même si finalement le seul changement concerne la couleur de fond (aucune nouvelle zone n'apparaît dans la fenêtre principale) le passage généralisé au fond gris rend moins évidente la visualisation des mails. En tout cas de mon point de vue, le contraste était meilleur lorsque les différents cadres étaient colorés. Mais c'est probablement affaire de goût et d'habitude.

 

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Grosse nouveauté d'Outlook 2010, le regroupement de mail. Une seule ligne est désormais affichée pour un ensemble de mails ayant le même objet (y compris les réponses bien sûr). Cela donne une vision plus synthétique et permet d'avoir instantanément et au même endroit tous les mails traitant d'un même sujet. Très pratique lorsque vous êtes longtemps déconnecté de votre messagerie et que vous ratez une conversation animée !

 

Très pratique également pour les avis de réunions. Que ce soit pour les avis de réunions répétés ou lorsque vous envoyez un avis de réunion et que vous recevez individuellement les réponses des participants:  une seule ligne regroupe désormais tous les éléments.

 

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Il faut noter également que les propriétés (catégorie et suivi) peuvent être positionnés au niveau du regroupement et vont s'appliquer à tous les éléments.

 

Même s'ils ne contrebalancent pas ses avantages, le regroupement a néanmoins deux effets pervers. D'abord il entre en conflit avec le classement chronologique: vous pourrez être perturbé de voir un mail "changer" d'emplacement dans votre boite parce qu'il fait partie d'un regroupement qui vient d'être mis à jour. Ensuite parce qu'il rend encore plus énervant les mauvais usages de la messagerie, en particulier les gens qui laissent vides le champ "Objet" du message. Dans ce cas, Outlook propose un regroupement hétéroclite qui est assez perturbant et qu'on ne peut empêcher.

 

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Autre nouveauté d'Outlook, la possibilité de voir d'un coup d'œil l'historique de vos échanges. En effet, une zone sous le contenu du message fait apparaître automatiquement l'ensemble des échanges que vous avez eu avec un interlocuteur (mails, réunions, pièces jointes, …).

 

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Mieux: cette fonctionnalité est "prête pour les réseaux sociaux" car elle intègre également un onglet "Mise à jour d'états" qui devrait afficher les changements d'états de votre interlocuteur dans son outil de réseau social. Ainsi l'appui sur le bouton "Ajouter" de la capture d'écran précédente vous permet de configurer le compte de cet utilisateur dans vos "réseaux d'amis en lignes".

 

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On pense évidemment à FaceBook, Twitter, voire Yammer ou Newsgator mais cela se limite pour l'instant à SharePoint 2010 et je n'ai pas eu l'occasion d'en tester l'intégration.

 

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En tout cas, cela annonce clairement que Outlook veut se positionner comme un client universel: mail, flux RSS (depuis Outlook 2007) et maintenant réseaux sociaux !

 

Autre petite nouveauté d'Outlook 2010 pour améliorer la productivité, la zone "Actions rapides". L'idée est de créer des actions qui vont en un clic permettre de déclencher un traitement composé (marquer comme lu + déplacer dans un dossier + changer le suivi, …). Cela peut être pratique même si pour ma part je me contente généralement du déplacement dans un dossier.

 

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Outlook 2010 n'est pas exempt de reproches. Il semble par exemple avoir des difficultés avec la gestion du mode déconnecté ou avec un réseau en débit limité. Dans ce cas j'ai droit régulièrement à des gels inexpliqués de plusieurs secondes ou à l'apparition d'une popup d'attente particulièrement énervante. Attendons la version définitive pour voir si cela persiste.

 

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OneNote existe enfin

 

OneNote a fait l'objet d'un véritable lifting . Il faut dire qu'il était le parent pauvre d'Office 2007 car il était une des rares applications Office 2007 à ne pas avoir droit au ruban (voir ci-dessous).

 

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C'est désormais chose faite en version 2010 même si par défaut il s'affiche "masqué". Là aussi, les couleurs des zones ont été épurées.

 

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Première nouveauté: OneNote 2010 limite le nombre de sections visibles simultanément. Il affiche ainsi les 5 premières et propose un regroupement pour les suivantes. Un simple clic sur le regroupement permet d'afficher une section masquée.

 

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Une nouveauté pratique de One Note 2010: la possibilité de l'"Ancrer au bureau". Dans ce mode, il devient un élément fixe du bureau qui est toujours visible même lorsque vous mettez une fenêtre en plein écran (on voit d'ailleurs que même les gadgets sont déplacés). Un mode assez intéressant pour faire de la prise de note.

 

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Autre nouveauté, la possibilité de "Rechercher des indicateurs". Comme son nom l'indique cela permet de lancer une recherche sur l'ensemble de ces petits éléments  dont on ponctue généralement ses notes mais qui restaient jusqu'à présent purement visuels.

 

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La dernière nouveauté fondamentale (mais invisible) de OneNote 2010 et son mode de commercialisation. OneNote fait en effet partie du package de base d'Office 2010 ce qui veut dire que vous pouvez l'utiliser en achetant n'importe quelle version d'Office. Avec Office 2007, il fallait acquérir la version la plus chère d'Office 2007 (intégrant notamment InfoPath !) pour en disposer. Microsoft met ainsi au premier plan un outil qu'il a injustement délaissé jusqu'à présent selon moi.

 

 

 

 

Et à part ça, quoi de neuf ?

 

Quelques autres nouveautés sympathiques en vrac que j'ai découvert au fur et à mesure de mes usages.

 

Vu dans Word 2010, la possibilité d'afficher un onglet de navigation suivant le plan du document. Auparavant, il fallait revenir à la table des matières pour naviguer. Tellement évident qu'on se demande pourquoi cela n'existait pas avant !

 

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Vu dans PowerPoint 2010, la possibilité d'insérer une capture d'écran en un clic. C'est très simple: le ruban affiche une prévisualisation des applications ouvertes et un simple clic sur celle qui vous intéresse insère la capture de toute la fenêtre en tant qu'image qu'il vous suffit ensuite de "Rogner". La fonctionnalité est accessible dans toute la suite Office de la même manière. Je préfère quand même la capture OneNote qui est plus sélective.

 

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Vu dans Excel 2010, la possibilité de récupérer un document que vous n'avez pas sauvegardé. Apparemment, un "Brouillon" est enregistré automatiquement. Pour être franc, je n'ai pas trouvé l'endroit où il était  et l'aide n'est pas encore disponible sur ce point. Mais l'idée est bonne.

 

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Dans les coulisses d'Office 2010

 

Impossible de parler d'Office 2010 sans parler de "Backstage" qui est la fonctionnalité la plus mise en avant dans la communication Microsoft.

 

Pour comprendre le principe de "Backstage", il faut revenir à la naissance d'Office 2007.

Office 2007 a été une véritable révolution dans la suite Office puisqu'il a été la première version qui a repensée de manière radicale la manière d'accéder aux fonctionnalités du produit. Jusqu'à présent, Microsoft se contentait d'empiler des nouvelles fonctions en encombrant les menus ou les boites de dialogue. Avec l'apparition du ruban Office 2007, Microsoft a pris le risque de désorienter ses utilisateurs en faisant disparaître le menu et les habitudes que les utilisateurs avaient pris depuis de nombreuses années.

 

Mais si le ruban Office 2007 permet d'organiser les fonctionnalités de manipulation du contenu du document, il ne simplifie pas les fonctionnalités permettant de communiquer avec l'extérieur du document (enregistrement, impression, publication, droit d'accès, …). C'est pour simplifier l'usage de ces fonctionnalités qui concernent "les coulisses"  d'un document qu'Office 2010 a créé le Backstage.

 

Comme je l'ai écrit ci-dessus, le Backstage se présente concrètement comme un nouvel onglet "Fichier" dans le ruban. Il regroupe toutes les fonctionnalités qui étaient précédemment derrière le bouton Office. L'ouverture du Backstage masque tout le contenu du document ce qui lui laisse beaucoup de place, le Backstage est donc très "visuel": gros boutons, nombreuses explications, …

 

On le voit ci-dessous avec l'onglet "Informations" sur le document:

 

7avoir o2010 26

 

 

ou ici avec l'onglet "Partager":

 

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C'est encore plus évident avec l'impression. L'onglet affiche directement un aperçu avant impression (qui d'ailleurs n'existe plus ailleurs) et permet avec des gros boutons de paramétrer de manière intuitive chacune des options. Il propose également par défaut l'imprimante qui est disponible et pas celle par défaut (merci Laurent).

 

7avoir o2010 28

 

 

Sans être révolutionnaire le Backstage apporte réellement une meilleure ergonomie pour manipuler le document.

 

 

Voilà qui termine ce premier aperçu d'Office 2010. Je le compléterais probablement au fur et à mesure de mes découvertes.

 

En conclusion, si le passage d'Office XP à Office 2007 est généralement une opération traumatisante pour les utilisateurs non accompagnés, le passage d'Office 2007 vers Office 2010 devrait se faire de manière tout à fait naturelle.

En fait, à l'image du Backstage, on a même l'impression qu'Office 2010 est simplement une version plus aboutie d'Office 2007 !

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Un système d'exploitation web: web OS

24 Février 2010 , Rédigé par Lionel Publié dans #Mobile, #Overblog

Je co-animais il y a quelques jours un petit-déjeuner sur le SaaS et le Cloud Computing. J'y évoquais les offres de plus en plus nombreuses de solutions applicatives en mode SaaS. On peut même se demander s'il y a encore des domaines de l'entreprise qui ne sont pas aujourd'hui couverts par une offre SaaS ? Des applications bureautiques aux progiciels métiers on semble se diriger vers un monde où le navigateur va devenir LE moyen d'accès à toutes les applications.

 

On nous promet même que le navigateur va devenir LE système d'exploitation. Bien sûr quand je dis ça, je pense à Chrome OS sur lequel Google a levé le voile il y a quelques mois.

 

chromeOS.png

 

 

Mais peut-on réellement utiliser au quotidien un système d'exploitation basé uniquement sur un navigateur ? Peut-on tout faire avec juste un navigateur ? Et bien je vous propose de vous raconter comment cela se passe avec un vrai système d'exploitation web: webOS.

 

 

webOS: le système d'exploitation du Palm Pré

 

Le Palm Pré est un des derniers SmartPhone produit par Palm. Comme beaucoup d'autres SmartPhone que l'on voit apparaître en ce moment, il se veut être un "iPhone killer". Il propose donc les fonctionnalités qu'on peut attendre de ce type d'appareil: synchronisation messagerie (GMail, Exchange, …), navigateur Internet pleine page, outil de visualisation bureautique, GPS, Appareil photo, caméra, lecteur musique, lecteur vidéo, téléphone (!) …

 

7avoir_palmpre.PNG

 

 

Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, peu importe les qualités et l'ergonomie de ces fonctionnalités, je m'intéresserais ici à une caractéristique que partagent toutes les applications sur le Palm Pré: elles s'exécutent dans un navigateur web.

 

Et oui, le Palm Pré héberge l'un des premier système d'exploitation complètement web, ce n'est donc pas pour rien qu'il s'appelle justement "webOS". Pour illustrer ce que peut être un système d'exploitation web, je vous propose donc de décortiquer les caractéristiques de webOS.

 

Architecture générale de webOS

 

Le schéma ci-dessous décrit l'architecture de webOS:

 

7avoir_archiwebos.jpg

 

webOS est construit sur une implémentation de Linux. A proprement parler, si on est un puriste, on peut donc dire que le système d'exploitation de webOS c'est Linux et pas le navigateur: mais c'est le cas pour tous les OS web existants ! C'est donc Linux qui contrôle les différents composants et périphériques connectés au système et qui fourni les drivers permettant de les piloter. Au dessus de Linux se trouve le gestionnaire de fenêtre (appelé Luna) qui gère l'affichage du bureau, le passage d'une fenêtre à une autre et les notifications des applications.

 

A noter le fameux "Carrousel" qui est la particularité de ce gestionnaire de fenêtre et qui a fait la "célébrité" de webOS. Le carrousel offre en effet un mécanisme tactile agréable pour passer d'une fenêtre à l'autre ou de fermer une fenêtre en la "lançant" vers le haut de l'écran.

 

7avoir_carroussel.PNG

 

 Au dessus du gestionnaire de fenêtre se trouve enfin le cœur du système dans lequel vont s'exécuter toutes les applications: le navigateur.

 

Développer une application webOS

 

Le navigateur est le cœur de webOS. Développer une application pour webOS veut donc dire développer une application pour le navigateur. Pour comprendre comment cela est possible, interrogeons nous sur ce qu'est une application ? Finalement, une application c'est:

  • - Des écrans: qui affichent des données et gèrent l'interaction avec l'utilisateur,
  • - Des traitements: qui implémentent les algorithmes et les fonctions de l'application,
  • - Des données: les informations que manipule l'application.

 

Détaillons chacune de ces briques dans une application webOS.

 

7avoir_webosarchiappli.jpg

 

Concevoir des écrans grâce à un navigateur étendu

 

Comme pour l'iPhone, pour Android et pour Chrome, le navigateur de webOS est basé sur WebKit. Outre ses qualités de restitution, WebKit a la particularité de proposer des extensions du navigateur permettant d'interpréter certaines balises HTML et de les convertir en élément d'interface. C'est ce qui fait que de nombreuses applications iPhone sont en fait de simples pages HTML.

 

Sur webOS, le même mécanisme est utilisé. Ainsi l'écran suivant est en fait une simple page HTML contenant des balises "<div>" spécifiques qui sont interprétées pas le navigateur et représentées par des contrôles équivalents.

 

7avoir_preRIA.PNG

 

 

Ce n'est pas anodin: cela permet de créer des interfaces "riches" en HTML et de proposer à l'utilisateur des contrôles évolués (sliders, bouton on/off, …) et donc une ergonomie proche de celle qu'il a l'habitude de trouver dans une application qui s'exécute en dehors d'un navigateur.

 

 

Les traitements via un moteur JavaScript étendu

 

HTML étant l'outil de construction des fenêtres des applications webOS. C'est JavaScript qui est le langage pour réaliser les traitements dans les applications. En plus des fonctionnalités standards proposées par  le langage lui-même, webOS intègre un framework appelé "Mojo" qui est véritablement l'API système de webOS.

 

7avoir mojo

 

 

A travers le framework Mojo, les applications HTML webOS peuvent non seulement manipuler les contrôles à l'écran et les types de données mais aussi directement utiliser les fonctionnalités du terminal (état de la connexion réseau, GPS, stockage, …).

 

L'exemple JavaScript ci-dessous permet par exemple de récupérer sa localisation en quelques lignes.

 

 

 

  this.controller.serviceRequest('palm://com.palm.location', {
 method:'getCurrentPosition',
 parameters:{},
 onSuccess: this.locationSuccess.bind(this),
 onFailure: this.locationFailure.bind(this)
 });
 

 

Ainsi, contrairement à ce que l'on connait habituellement sur le web, le JavaScript peut accéder à toutes les fonctionnalités systèmes. Les applications HTML webOS ne sont donc pas limitées à la gestion de la fenêtre du navigateur.

 

 

Des données stockées via HTML5

 

La particularité d'une page HTML est d'être dépendante de sa connexion réseau pour récupérer/stocker des données. C'est d'ailleurs la crainte habituelle des personnes vis à vis des applications SaaS de type Gmail ou Google Web App: comment vais-je travailler quand je n'aurais pas accès  à Internet ?

 

webOS propose une solution élégante : le stockage HTML 5. HTML 5 est la future norme du langage HTML (elle est actuellement en phase de spécification). Elle propose des fonctionnalités évoluées de positionnement et de multimédia (vidéo notamment) mais permet aussi à une page HTML de disposer d'un espace de stockage local dédié de quelques centaines de kilo-octets. Comme d'autres navigateurs, webOS propose une implémentation préliminaire des spécifications HTML 5 pour gérer le stockage. A noter, et ce n'est pas neutre, que Google a décidé d'abandonner son propre mécanisme de stockage GoogleGear au profit de HTML 5.

 

 

 

7avoir_webosstorage.jpg

 

Bref grâce à HTML 5, une application webOS peut être autonome et gérer elle-même son fonctionnement en mode connecté et déconnecté. Comme par ailleurs l'espace de stockage est organisé comme une base de données relationnelle, le développeur est dans un environnement familier.

 

Ci-dessous un exemple de traitement JavaScript manipulant une base de données sous WebOS.

 

 

 saveAsNew: function()
 {
 this.timestamp = new Date().getTime();
 
 var record = this;
 db.transaction(function (tx) 
 {
 tx.executeSql("INSERT INTO record(id, firstname, lastname, timestamp) VALUES (?, ?, ?, ?)", [record.id, record.firstname, record.lastname, record.timestamp]);
 }); 
 }, 

 

 

 

 

Toutes les applications en HTML: est-ce possible ?

 

Nous avons donc dans webOS toutes les briques permettant d'écrire des applications: écrans, traitements, données.

Vous aurait donc compris que toutes les applications webOS sont écrites en HTML. Est-ce vraiment possible ? Pour s'en assurer, en voici quelques exemples.  Je donne chaque fois une capture d'écran et un extrait du code de l'application:

 

 

 

Client messagerie

 

email_2010-24-02_134058.png

 

 

 /* Copyright 2009 Palm, Inc. All rights reserved. */
 
 var MessageAssistant = Class.create({
 initialize : function(targetEmail, folderId, focusStage, detailsObj) {
 this.data = { id: targetEmail, senderDetails:{} }; // data.id
 // This data is used to pre-render info in case the mailservice isn't able to respond quickly enough
 if (detailsObj) {
 this.data.prerenderData = true;
 this.data.displayName = detailsObj.displayName;
 this.data.summary = detailsObj.summary;
 this.data.timeStamp = detailsObj.timeStamp;
 this.data.flags = detailsObj.flags;
 this.data.priority = detailsObj.priority;
 }
 this.folderId = folderId;
 this.account = {};
 this.gotFirstResponse = false;
 this.bodyLeftOffset = 0;
 this.transition = null;
 this.waitingForMessageBodyTimeout = undefined;
 this.pendingComposeActions = [];
 
 ...
 
 

 

 

Lecteur musical

 

musicplayer_2010-24-02_134856.png

 

 

  ...
 
 populateSongCount: function(){
 var params = {};
 params.artist = this.query.artist;
 params.offset = 0;
 params.limit = 0;
 
 this.listSongsRequest = AppAssistant.audioService.listSongs(this
 this.controller.get ('song-count').innerHTML = response.
 }.bind(this));
 },
 
 requestAlbumsList : function(filter, widget, offset, limit){
 this.query.offset = offset;
 this.query.limit = limit;
 
 if (filter)
 this.query.filter = filter;
 else
 delete this.query.filter;
 
 ...
 

 

 

 

Fenêtre système de choix de la langue

 

languagepicker_2010-24-02_154050.png

 

 

  ...
 acceptTapHandler: function(event) {
 Mojo.Log.info("Set Locale = %s, %s", Account.language, "_", Acco
 Mojo.Log.info("----------- this.firstTap ------------", this.fir
 if(this.firstTap == false) {
 this.firstTap = true;
 this.removeLocalizedStylesheets();
 Mojo.Locale.set(Account.language + '_' + Account.country
 this.setDefaultTimeFormat();
 }
 Mojo.Log.info("----------- push customization ------------");
 
 Account.regionCountryCode=Account.country;
 Account.regionCountryName=this.countryName;
 
 this.controller.stageController.swapScene('customization');
 //Mojo.Controller.stageController.swapScene('regionalsettings',
 },
 
 setDefaultTimeFormat: function() {
 Mojo.Log.info("----------- setDefaultTimeFormat ------------");
 var format = 'HH12';
 if (Mojo.Format.isAmPmDefault() == false) {
 format = 'HH24';
 
 ...
 

 

 

Jeu de Puissance 4

 

connect4_2010-24-02_135006.png

 

 

  ...
 function board_score(depth, player){
 var result = winner(); //i would estimate that winner() would be the first
 if(result == player){
 return 1000;
 } else if (result == notplayer(player)){
 console_log("should never trigger.");
 return -1000;
 }
 if(depth <= 0) return 0;
 
 player=notplayer(player);
 var sum = -1;
 for (var col = 0; col < BOARD_WIDTH; col++) {
 var row = freerow(col);
 if(row != -1){
 board[col][row] = player;
 result = board_score(depth-1, player); 
 sum += -result;
 board[col][row] = BOARD_EMPTY;
 }
 
 ...
 

 

A noter que je donne ici le code des applications uniquement à titre d'illustration de mon propos. Ce code n'est pas accessible à priori aux utilisateurs (heureusement !) et nécessite un peu de "hacking" pour être visualisé.

 

 

Avantages et limites de l'exercice

 

Paradoxalement, un des avantages  du fait que les applications webOS soient développées en HTML/JavaScript concerne la gestion du multi-tâche. On reproche souvent à Apple d'avoir bridé l'iPhone pour qu'il soit mono-tâche. C'est en effet un choix délibéré d'Apple afin de garantir une bonne réactivité du terminal. Palm a ici trouvé une solution élégante au problème. Sur webOS, plusieurs applications s'exécutent simultanément et vous pouvez les faire défiler sur le Carroussel car en fait ce ne sont pas processus différents, ce sont simplement les "onglets" du navigateur ! C'est évidemment beaucoup moins lourd à gérer pour le système que le basculement d'une tâche à une autre.

 

Ne rêvons pas néanmoins, il y a quand même des limites à développer des applications HTML et les développeurs webOS les ont rapidement identifiées. D'abord, il y a évidemment la rapidité. JavaScript reste un langage interprété et même si l'on optimise le moteur, il n'en reste pas moins inadapté à des calculs ou des manipulations de données complexes.

Et forcément le premier type d'application à en souffrir sont les jeux. Même si on trouve sur l'AppStore de Palm un certain nombre de jeux en JavaScript (comme le Puissance 4 ci-dessus), on ne peut imaginer développer des jeux réellements "immersifs" en HTML (même si, à terme, HTML 5 pourrait intégrer du dessin 3D).

 

 

7avoir_pdk.png

 

Pour répondre à cela, Palm a annoncé récemment:

  • - la sortie d'un PDK (Plug-in Development Kit) qui permettra de développer des applications en C/C++. Notez le terme "plug-in": il s'agira de faire des plug-ins… du navigateur.
  • - La disponibilité d'un plug-in Flash 10.1 qui permettra de faire tourner des applications Flash dans les pages HTML.

 

 

7avoir_webosnfl.png

 

 

ARES: l'outil de développement web

Même si cela n'est pas directement lié à mon propos, il n'est pas inutile de faire un détour par le modèle de développement de webOS.

 

En effet, Palm a poussé à fond le concept de web OS en proposant une outil de développement des applications qui s'exécute également dans le navigateur. Vous imaginez Visual Studio dans votre navigateur ? Non ? C'est pourtant ce que propose ARES, la plate-forme de développement webOS.

 

Vous trouverez dans ARES:

  • - Un outil de conception des écrans,
  • - Un éditeur de texte avec coloration syntaxique,
  • - La possibilité de communiquer avec un gestionnaire de code source,
  • - Un outil de trace et debug,
  • - Le pilotage de l'émulateur (qui lui doit être installé en local).


Et tout cela utilisable depuis un navigateur web.

 

7avoir ares1

 

7avoir_ares2.PNG

 

Bref, ARES, c'est le premier outil de développement en mode SaaS !

 

 

webOS ou Web OS ?

 

Voilà qui termine notre petite plongée dans l'univers webOS. Bien sûr vous allez me dire que le Palm Pré n'est ni  un netbook, ni même un vrai laptop. Mais prenons de la hauteur: n'avons-nous pas sous les yeux un aperçu de ce que pourrait être le futur:

  • - Un système d'exploitation basé  sur Linux et qui n'est qu'une simple interface avec les périphériques,
  • - Un navigateur qui s'intègre parfaitement avec le gestionnaire de fenêtres au point qu'ils ne fassent plus qu'un,
  • - Des applications complètement développées dans un HTML un peu évolué,
  • - Des plug-in permettant de développer des fonctionnalités graphiques plus avancées.

 

Ce sont exactement les caractéristiques de Chrome OS et plus généralement de ce que le "Cloud Computing" nous promet comme poste de travail.

 

Bref, webOS ne sera peut-être pas l'avenir des mobiles, car il a du mal à se faire une place au soleil sous le feu croisé de l'iPhone, d'Android et de Windows Phone 7, mais il est incontestablement un témoignage de ce que pourrait être les systèmes d'exploitations de demain.

 

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Tout développeur doit connaître GWT !

26 Janvier 2010 , Rédigé par Lionel Publié dans #Développement, #Overblog


Lancé en 2006, GWT (Google Web Toolkit) a révolutionné le développement d'applications web en Java. Imaginez: un outil qui permet de développer des applications web riches (RIA) mais sans écrire une seule ligne de JavaScript, de HTML et d'AJAX. Est-ce possible ?

C'est ce que j'ai voulu découvrir en me plongeant dans l'excellent Programmation GWT 2 de Sami Jaber que je viens de terminer.

7avoir_gwt2.jpg

Bon je sais ma vision est probablement différente des autres lecteurs de ce livre car, pour mémoire, je ne pratique pas Java, l’ayant abandonné faute d’opportunité/de temps il y a de nombreuses années (depuis Java 1.3 je pense…) pour me consacrer à .NET (nul n'est parfait ). Si on ajoute à cela que même si je suis resté Geek dans l’âme, une infime partie de mon temps de travail est consacré au développement, je ne suis probablement un lecteur atypique de ce genre d'ouvrage.

Peut-on être intéressé par un livre sur GWT 2 alors qu’on ne développe pas en Java et qu’on n'a aucune chance de développer en GWT 2 ?

La réponse est OUI !
 
Pour plein de raisons :
- D’abord parce que, ne serait-ce qu’à titre de culture générale, on ne peut pas ignorer GWT aujourd’hui si l’on fait du développement. Et plutôt que de passer des heures à chercher sur Internet des résumés, tutoriaux ou exemples, on a dans ce bouquin une excellente synthèse de A à Z de ce qu’il faut savoir sur GWT: quand, quoi, pourquoi, comment.
- Ensuite parce que c’est un bonheur de lire les explications de Sami (qui s'amuse à compiler le framework à ses heures perdues...) sur le fonctionnement de cet outil. Je ne suis pas sûr qu’on trouve partout ce genre d’informations. Mes moments préférés : l’explication du mode développement au Chapitre 1 (communication entre un plug-in du navigateur et le runtime Java) et bien sûr le Chapitre 12 qui ouvre le capot (librement téléchargeable ici).
- Enfin parce que au-delà de GWT, on retrouve dans les explications de Sami le style DotNetGuru : la capacité d’expliquer un sujet en le remettant en perspective. Amusez-vous à compter combien il y a de fois le mot « .NET », « WPF », « SilverLight » dans ce bouquin, vous comprendrez. Voilà ce que j’attends dans la lecture de ce genre d’ouvrage : ne pas être un manuel de référence focalisé sur le sujet et qui ne parle que de ça mais positionner le sujet par rapport à son environnement et faire des comparaisons avec d’autres technologies. Tout le monde peut faire un manuel de référence, peu de gens peuvent mettre un sujet en perspective !
 
Bon évidemment je n’ai pas lu tous les chapitres car je ne cherche pas à mettre en pratique et mes lacunes en environnement Java ne me le permettraient pas. Mais ce livre va trôner dans mon bureau longtemps en espérant peut-être qu’il soit adopté un jour par un développeur Java égaré: avis aux amateurs !
 
Enfin si vous doutez de ce qui est possible de faire avec GWT, sachez qu'il est le socle de Google Wave.

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ça vaut peut-être la peine de s'intéresser au sujet non ?
 

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La vraie innovation de l'iPhone: son modèle économique

17 Décembre 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Mobile, #Overblog

Il y a quelques semaines, j'avais une discussion assez houleuse sur l'iPhone avec mes amis de CCRIM. L'objet du débat n'était pas de savoir si l'iPhone est un bon terminal ou pas (la cause est entendue ) mais de déterminer quelle est l'innovation majeure proposée par l'iPhone.

 

 

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Steve jobs au lancement de l'iPhone en 2007

 

 

Si l'iPhone est aujourd'hui très répandu, il faut en effet se souvenir qu'à sa sortie il a été une véritable révolution et qu'il est néé avec de nombreuses innovations. Mais lorsqu'il s'agit de décider quelle est l'innovation majeure de l'iPhone, les avis sont partagés:

 

 

  • L'écran ? Incontestablement, l'iPhone a démocratisé l'idée d'un large écran tactile avec un seul bouton en façade. Depuis plusieurs années il semblait en effet qu'on ne pouvait commercialiser un PDA ayant moins de quatre ou cinq boutons proposant des raccourcis sur les applications courantes: téléphone, agenda, … Rappelez-vous les Palm et les premiers Windows Mobiles.

 

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  • Le multi-touch ? Apple n'est pas l'inventeur du multi-touch et les multiples brevets déposés par Apple sur le multi-touch concernent son usage (les gestes) et pas la technologie. Il est vrai néanmoins que c'est Apple qui a démocratisé cet usage et a déclenché la mode des écrans multi-touch, qui sont maintenant disponibles sur une large gamme de PCs: du Netbook à l'ordinateur de bureau. Et puis l'iPhone est le premier Smartphone qui ne se manipule pas avec un stylet !

 

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  • L'ergonomie ? On entend souvent dire que l'iPhone est le terminal le plus ergonomique qui soit, que c'est le premier Smartphone qui soit efficace pour téléphoner. C'est incontestablement la force d'Apple de proposer des interfaces intuitives et une excellente expérience utilisateur. Et en effet, l'iPhone ne fait que confirmer ce savoir-faire hérité des Mac.

 

  • Le navigateur ? L'iPhone est le premier terminal à avoir proposé une navigation Internet  mobile aussi riche que sur un PC. Jusqu'à présent tout le monde pensait qu'en mobilité, on ne pouvait utiliser que des sites adaptés ou avec des formats dédiés au mobile (WAP, iMode, …). Avec l'iPhone, l'internet mobile est devenu une réalité.

 

 

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  • iTunes ? N'oublions pas que lors de son lancement en 2007, l'une des innovation majeures présentée par l'iPhone était d'être un téléphone embarquant un iPod. On ne peut séparer l'iPod d'iTunes encore plus avec l'AppStore. Et c'est une vraie innovation de proposer un logiciel permettant simplement d'acheter et de synchroniser de la musique.

 

 

7avoir itunes

 

Ecran, Multi-touch, Ergonomie,Navigateur et iTunes sont donc bien des innovations de l'iPhone. Pourtant la lecture d'un récent post de GigaOM, me confirme dans l'idée qu'il y a une autre innovation majeure de l'iPhone dont l'impact n'est pas toujours mesuré : son modèle économique.

 

Pour le dire plus clairement: l'iPhone est une formidable machine à cash pour Apple à de multiples niveaux. Revue de détail ci-dessous.

 

 

Le Terminal

Lorsqu'on est un constructeur, on espère évidemment dégager une marge sur le produit qu'on vend. Apple n'est pas différent des autres. Néanmoins, on le sait, Apple véhicule une image de design et de qualité qui lui permet de vendre ses terminaux un peu plus cher et donc d'obtenir une meilleure marge que les autres constructeurs.

 

Selon différentes estimations, il semble que pour l'iPhone 3GS (vendu 599$ nu), le coût des composants et de la fabrication serait de l'ordre de 180$.

 

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Ce n'est évidemment pas le coût réel, il faut y ajouter les frais de marketing, de structure, de R & D, etc… ce qui est plus difficile à calculer.

 

Néanmoins, il semble qu'AT&T qui a été le premier opérateur à vendre l'iPhone paye l'iPhone 3GS à Apple 550$ par téléphone, on peut donc estimer que même si le coût du terminal est de 300$ cela laisse quand même une marge confortable à Apple

 

 

Les communications

Tous les opérateurs téléphoniques veulent proposer l'iPhone à leur catalogue . C'est évidemment lié à la qualité et au succès du terminal mais pas seulement. Il est démontré qu'un possesseur d'iPhone consomme plus qu'un utilisateur habituel. Il ne téléphone pas plus qu'avant mais il utilise son téléphone réellement comme un terminal d'accès à internet et donc il consomme plus de données et doit donc souscrire à des forfaits spécifiques.

 

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Bref, c'est rentable pour un opérateur et Apple l'a très bien compris dés le départ.

 

A son lancement, Apple a donc négocié avec les opérateurs non seulement pour qu'ils distribuent l'iPhone mais aussi, ce qui paraissait incroyable, pour qu'ils partagent leurs revenus avec lui. Ainsi, les opérateurs achètent le terminal mais doivent également reverser à Apple une partie du revenu qu'ils font/espèrent.

 

Au départ, c'était même simple: chaque fois que vous utilisiez un iPhone l'opérateur donnait 30% de votre facture à Apple !

 

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Aujourd'hui il semble que cela soit plus compliqué et que cela dépende du fameux  ARPU de l'opérateur (Revenu Moyen Généré par l'Utilisateur) et d'une négociation spécifique avec chaque opérateur (voir par exemple, le cas de la Corée). Pour donner un ordre de grandeur, pour un abonnement de 2 ans vendu 30$ par mois (720$ au total) avec l'iPhone, il semble que AT&T doive reverser 351$ à Apple !

 

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La musique

L'iPhone est un téléphone mais c'est aussi un iPod. Il n'est pas inutile de rappeler que ce qui a fait le succès de l'iPod c'est bien sûr son design et son ergonomie mais aussi le formidable outil qu'est iTunes. Avec iTunes on pouvait pour la première fois synchroniser et acheter de la musique en un clic. Plus besoin de passer par des recherches et des conversions de format complexes: la musique numérique à la portée de tous.

 

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Mais évidemment, à partir du moment où vous téléchargez légalement votre musique, il faut la payer. Les prix actuels d'une chanson sur iTunes sont entre 0,99€ et 1,29€. Selon une étude récente , un utilisateur d'iPod ou de l'iPhone achète en moyenne une trentaine de chansons.

 

Et là aussi, sur chaque chanson vendue à travers iTunes, Apple touche environ 30% des revenus. Voilà donc encore un peu de bénéfice de plus sur chaque iPhone vendu.

 

 

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Les applications

Le véritable boum actuel sur l'iPhone ce sont les applications. Il y en a plusieurs dizaines de milliers disponibles sur l'AppStore et le deuxième milliards d'applications téléchargées à été atteint récemment. Bref, les superlatifs manquent pour qualifier un tel succès !

 

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Pourtant, il faut se rappeler que l'AppStore n'est arrivé qu'avec l'OS 2.0, en Juillet 2008, soit un an après le lancement de l'iPhone. Avant, il n'était tout simplement pas possible d'installer d'applications tierces sur l'iPhone. Cela parait incroyable aujourd'hui mais finalement jusqu'à là, à part quelques jeux, on n'installait pas grand-chose sur son téléphone.

 

Evidemment la particularité avec les applications sur l'iPhone est que le modèle de déploiement est verrouillé par Apple. Ce n'est pas une grande nouveauté car dans son modèle économique Apple a toujours lié le matériel avec le logiciel. Ainsi on ne peut installer le système MacOS que sur un Mac. La version optimiste de ce verrouillage est de dire que l'expérience utilisateur est meilleure, la version pessimiste (que je choisi ) est de dire que cela permet à Apple d'avoir des revenus à la fois sur le matériel et sur le logiciel.

 

Avec l'AppStore le verrouillage est quand même plus complet que sur un mac: il est impossible de développer une application sur l'iPhone sans la validation d'Apple !

 

Certes le kit de développement est gratuit mais si vous voulez développer une application:

d'abord il vous faut obligatoirement un Mac (héhéhé) car le kit de développement ne fonctionne que sur Mac et il faut en plus vous inscrire au programme développeur qui coûte 99$/an. De plus, Apple valide au préalable toutes les applications qui sont proposées par l'AppStore. Le contrat d'engagement du programme donne les grandes lignes des contraintes pour être publié. Globalement néanmoins, Apple est complètement libre de sa décision d'accepter ou non une application et ne se prive pas généralement de refuser les applications pouvant nuire à ses intérêts. Les exemples de refus douteux sont multiples (FaceBook, Flash, Browser, …) et il s'est même créé un site des développeurs mécontents des décisions d'Apple.

 

Par ailleurs, encore une fois Apple conserve 30% du prix de vente des applications sur l'AppStore. Et c'est assez révolutionnaire ! Imaginez qu'un gros éditeurs de logiciels comme Adobe soit obligé de reverser 30% de ses revenus à Microsoft, juste pour avoir le droit de s'exécuter sur Windows

 

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Une étude récente indique qu'un utilisateur moyen de l'iPhone télécharge une dizaine d'applications par mois dont un quart d'application payantes pour une moyenne d'environ 10$/mois. Voilà encore des revenus assurés pour Apple, on ne s'étonne plus que tous les constructeurs (Nokia, RIM, Palm, Microsoft, …) créent maintenant leur propre AppStore.

 

 

Conclusion

Il n'est pas dans mon intention de dénigrer les indéniables qualités et innovations de l'iPhone.

Mais tout cela devrait quand même vous convaincre que l'innovation majeure qu'Apple a apporté avec l'iPhone n'est pas dans la technologie, mais dans la capacité à disposer d'un terminal qui lui permet de maximiser ses revenus. Et aucun constructeur n'avait jamais réussi aussi bien: c'est là le challenge à relever pour les concurrents de l'iPhone !

 

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Toute 7 énergie dépensée !

23 Novembre 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #GreenIT, #Overblog

 

Windows 7 propose en standard des fonctionnalités permettant d'optimiser la consommation électrique de l'ordinateur.

 

Ces fonctionnalités concernent à la fois la gestion détaillée et centralisée des options de mise en veille de l'ordinateur mais également la prise en charge de périphériques ayant la capacité à adapter leur consommation en fonction de leur mode de fonctionnement.

 

J'anime actuellement un groupe de travail chez Bouygues sur le GreenIT, il était donc tout naturel que je m'intéresse à ce sujet.

 

 

Piloter

Windows 7 propose dans le panneau de configuration un accès au pilotage des options d'alimentation.

 

 

 

Ce n'est pas tout à fait une nouveauté car ce panneau existait déjà sous Windows Vista (pas sous Windows XP) mais, on va le voir, il offre encore plus de paramétrage ici.

 

Les paramétrages sont regroupés dans des "modes de gestion de l'alimentation". Trois sont proposés en standard: Usage normal, Economie d'énergie ou Performances élevées. Détail anecdotique (mais pas tant que ça), ce dernier mode n'est désormais présenté que lorsqu'on demande d'afficher les modes supplémentaires: bref, il faut vraiment le vouloir pour forcer une consommation plus élevée

 

 

Il est également possible de créer son propre mode d'alimentation mais également, ce qui est intéressant en entreprise, de forcer un mode via le profil de l'utilisateur. Dans l'idéal ce paramétrage sera forcé à la création du "master" utilisé pour le déploiement dans l'entreprise.

 

Lorsqu'on ouvre le détail des options, on peut configurer les options principales : extinction de l'écran, mise en veille de l'ordinateur et, lorsque le driver le permet (ce qui n'est pas le cas sur mon Dell), la luminosité de l'écran.

 

 

L'accès aux paramètres d'alimentation avancés permet d'être encore plus fin sur le paramétrage. Il liste pas moins d'une douzaine de paramètres différents. Il est possible par exemple,  afin d'optimiser la consommation d'énergie, de définir que la qualité de restitution des vidéos sera moins bonne sur batterie que sur secteur !

 

 

 

A noter que l'ensemble de ces paramétrages peut être réalisé en "batch" via l'utilitaire de ligne de commande "POWERCFG" que je décris ci-dessous.

 

 

Diagnostiquer

Piloter l'alimentation est intéressant mais encore faut-il que le matériel et le logiciel sache optimiser les performances ce qui n'est pas toujours le cas. Windows 7 propose donc de réaliser un diagnostic qui permet d'identifier les points pouvant empêcher l'optimisation de la consommation.

 

Concrètement, il s'agit de faire une analyse des performances du système est des périphériques connectés. Bizarrement, cela ne peut se faire que sur la ligne de commande en lançant la commande "powercfg /ENERGY" (en tant qu'administrateur).

 

 

La commande produit un rapport web très intéressant.

 

 

 

On y découvre notamment:

  • - Les périphériques qui ne supportent pas la gestion optimisée de l'alimentation

 

 

  • - Les options d'alimentation qui ne sont pas adaptées,

 

 

  • - Les applications qui consomment beaucoup de temps processeur (et donc d'énergie). Ici, les Gadgets

 

 

  • - L'état de la batterie (pour les portables).

 

 

Sur ce dernier point vous noterez la différence entre la capacité de charge théorique et le dernier rechargement complet ! C'est là que j'ai découvert que ma batterie était bientôt morte  (remarquez, ces derniers temps je commençais à m'en douter).

 

 

 

Mesurer

Quel impact ont réellement toutes ces fonctionnalités sur la consommation électrique ? Difficile de le savoir car il faudrait monter un processus expérimental complexe. J'ai néanmoins voulu essayer de le mesurer, ou en tout cas d'appréhender ce que peut représenter la consommation globale de ma machine selon son état.

 

Et pour cela, le plus simple est de mesurer sa consommation électrique ! C'est possible en utilisant un outillage externe. Pour cela, j'ai  utilisé un Wattmètre qui s'intercale entre la prise et le secteur. Plus précisément, un modèle standard, le Brennensthul PM230:

 

 

J'ai ensuite raccordé l'alimentation du PC et de l'écran sur une prise multiple dédiée . Voilà ce que donne le dispositif:

 

 

 

J'ai ensuite empiriquement réalisé des mesures de consommation. Pour mémoire, ma machine est un Dell Latitude D630 qui a deux ans.

 

Voilà ce que la donne:

  • - PC en fonctionnement: 35 à 40 Watt/h
  • - PC en veille: 18 Watt/h
  • - PC en veille prolongée: 0 Watt/h (normal, il est éteint)
  • - PC en fonctionnement sur Ecran externe: 50 à 60 Watt/h
  • - Craddle plus Ecran externe en veille: 11 Watt/h (et dire que c'est ce que je laisse tous les soirs en partant de mon bureau )

 

A noter que si la batterie est en charge suite à une utilisation nomade prolongée, il faut ajouter environ 10 Watt/h à ces chiffres.

 

Pour comparer le niveau de consommation de cette machine, j'ai également réalisé des mesures comparatifs sur d'autres machines:

  • - PC de bureau (Dell Optiplex 760) en fonctionnement: 70 à 90 Watt/h
  • - Mac de bureau (Mac Mini) en fonctionnement: 40 à 45 Watt/h
  • - Ordinateur faible consommation (XO-1 du projet OLPC): 13 à 15 Watt/h.

 

A noter que le site Energy Star US maintien une base de données des consommations pour différents constructeurs.

Par contre, je n'ai pas mesuré la variation de consommation suivant les différents modes d'alimentation,  la différence étant difficile à appréhender avec mon outillage et en fonction de la charge processeur de la machine.

 

 

Tout cela démontre néanmoins que la consommation de la machine est à la fois un problème matériel et un problème logiciel. Microsoft, avec ses centaines de millions de machines installées dans le monde, a clairement un rôle à jouer. On ne peut que se réjouir que Windows 7 aille dans la bonne direction.

 

 

 

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Livre blanc Développement de Widgets

13 Novembre 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Mobile, #Overblog


Un Widget (on dit "Gadget" sous Windows 7) est un élément de personnalisation du bureau.

Plus précisément, on nomme Widget une application installée sur le bureau d'un terminal qui affiche de manière synthétique une information locale ou distante qui se met à jour régulièrement. Le mot « terminal » s’entend comme un PC sous Windows ou un terminal mobile car de plus en plus de terminaux mobiles proposent cette fonctionnalité. Par contre, cette définition exclue les « Widgets Web » de type Windows Live, NetVibes ou iGoogle qui permettent simplement de personnaliser la page d'un portail.

Je suis convaincu qu'il y a de véritables opportunités de développement pour les Widgets. Bien sûr, je ne pense pas à des Widgets grand public comme le cours de la bourse, la météo ou Sytadin, ... je pense à des Widgets qui permettent à des utilisateurs d'afficher leurs informations "métier".

Nous sommes dans un monde où l'information va vite et où il est indispensable de savoir la traiter rapidement sans être noyé dans l'abondance. Il est donc très intéressant de pouvoir disposer à tout moment d'un tableau de bord ou d'une vue synthétique qui permet de suivre l'avancement de son métier.

Pour un centre d'appel cela peut être le nombre d'appels passés, pour une équipe support c'est le nombre d'incidents reçus ou traités, pour une production informatique c'est l'état de santé du réseau, pour une équipe de développement c'est le nombre de tests en erreur lors de la dernière build... etc.

Nous avons tous des indicateurs mais est-ce compliqué de les traduire dans un "Widget" que nous aurions toujours sous les yeux ?

Eh bien NON, ce n'est pas compliqué ! Nul doute qu'en quelques jours vous pourrez réaliser le votre sur la plate-forme cible que vous avez choisie. C'est en tout cas ce qu'essaye de démontrer le Livre Blanc sur le Développements de Widgets que C2S vient de publier. (Mise à jour juin 2012: le livre blanc est désormais téléchargeable librement à l'adresse ci-dessous).



Pour en savoir plus, n'hésitez pas à le télécharger en cliquant sur le lien ci-dessus.

Bonne lecture.

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Et si l'écran multitouch était une erreur ?

21 Octobre 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Technologies, #Overblog

 

L'une des nouveautés de Windows 7 est le support des écrans multi-touch. Dans un précédent billet, j'ai indiqué que cela me laissait assez sceptique. Même si les machines proposant cette technologie se multiplient en ce moment (j'ai eut l'occasion notamment de jouer avec l'Asus eeTop): je n'ai pas changé d'avis !




 

Mieux: deux éléments récents me confortent dans cette idée.

 

 

Clavier multi-touch ?

 

Voyez d'abord cette vidéo du designer R.C. Miller.

 

 

 

 

10/GUI from C. Miller on Vimeo.

 



Il met en avant deux éléments qui me paraissent très important sur l'usage d'un l'écran multi-touch:

 

  • L'utilisation "bras levé" n'est pas confortable,


 

C'est une évidence. Essayez de jouer avec ce type d'appareil 10 minutes et croyez moi vous vous serez convaincu !

 

  • L'utilisation multi-touch est plus performante uniquement si on peut manipuler les interfaces avec plusieurs doigts (voire même avec les deux mains).


 

Là aussi c'est une évidence. A quoi cela sert en effet d'avoir du multi-touch si c'est pour pointer avec un seul doigt ? Faisons une analogie: c'est un peu comme si vous utilisiez un clavier avec un seul doigt: avouez que cela limiterait  vos performances de frappe ! Alors bien sûr, sur un écran multi-touch, on utilise parfois plusieurs doigts (lorsqu'on fait un zoom par exemple) mais ce n'est quand même pas ce qu'on fait le plus souvent.

 

Pour éviter ces problèmes R.C. Miller propose donc, plutôt qu'un écran multitouch, l'utilisation d'un écran standard mais avec un clavier intégrant un large bloc multi-touch / touchpad sous le clavier.

 


 

 

Astucieux non ?

Mais pourquoi ne pas aller encore plus loin en supprimant purement est simplement le clavier ?

Et si vraiment on avait quand même besoin de voir les touches on pourrait les "sur-imprimer" sur le touch-pad ou, au pire, transformer le clavier en un écran multi-touch  qui afficherait le clavier quand on en aurait besoin.

 

Souris multi-touch ?

 

Arrivée à ce stade de lecture, si vous êtes un fan d'Apple (comme Emmanuel qui réagit régulièrement sur mes billets), vous vous dites: "mais ça existe déjà !".

 

En effet, Apple propose depuis plusieurs années sur ses portables un TouchPad multi-touch.


 

Cela permet de gérer le zoom mais aussi le défilement avec l'utilisation astucieuse de deux doigts au lieu d'un. Le Touchpad n'est pas encore assez grand (et ne remplace pas le clavier) mais, encore une fois, Apple va dans la bonne direction.

 

Et Apple persiste et signe avec la sortie toute récente de la "Magic Mouse" (ça fait un peu Disney non ? ).





 

Mine de rien, cette petite trouvaille vient bousculer nos habitudes de manipulation de la souris en supprimant les boutons et en les remplaçant par une surface tactile.

 

A l'usage, cela n'a rien de révolutionnaire mais c'est encore un pas vers l'intégration du multitouch en dehors de l'écran.

 

 

Alors: et si on jetait tous nos écrans multitouch ?

 

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7 fois ça y est, je passe à Windows 7 RTM

1 Octobre 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Microsoft, #Overblog

 

Bien sûr, la version béta de Windows 7 est disponible depuis plusieurs mois. Bien sûr, j'aurais pu l'installer "pour voir". Mais quel intérêt ? Si on ne vie pas vraiment au quotidien avec, comment appréhender et juger des changements du système ?

 

Alors maintenant que la "RTM" est disponible j'ai décidé de franchir le pas et de remplacer Windows 7 RC par Windows 7 RTM sur mon poste de travail.

 

Bien sûr c'est angoissant et on se pose plein de questions: mes applications seront-elles compatibles ? mes drivers vont-ils fonctionner ? est-ce que je vais encore arriver à travailler ? On se rassure en se disant que d'autres ont probablement essuyés les plâtres sur la beta et que la presse semble unanime pour dire que le système est stable.

 

Allez, après une sauvegarde de ma partition de données (on n'est jamais trop prudent), je lance l'installation avec la fébrilité de l'aventurier qui se lance à la découverte d'une terre inconnue...

 

 

Cette fois, c'est la vraie de vraie

Bon, que ceux qui suivent ce blog depuis le début se rassurent: je n'ai pas fait un copier/coller intempestif . J'ai juste décidé de passer à la version "définitive" de Windows 7. Comme vous l'avez probablement lu ailleurs, sa sortie officielle est prévue le 22 Octobre mais dans les faits elle est déjà disponible depuis mi-août pour beaucoup de monde: OEM, Partenaires, MSDN, TechNet, …


 

Si la "fébrilité de l'aventurier" est moindre puisque cela fait plus de 3 mois que je vie au quotidien avec Windows 7 RC, c'est quand même toujours une aventure de reformater sa machine et repartir de zéro. En effet, même si l'installation me propose une mise à jour, je décide par prudence de réinstaller complètement le système.




 

BIOS update

Première surprise lorsque je lance la réinstallation: Windows 7 ne veut pas s'installer

Comme le montre le beau message suivant, le logiciel me demande d'abord de faire une mise à jour du BIOS.




 

Curieux: la Release Candidate ne m'avait rien demandé.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais mettre à jour le BIOS n'est pas une opération que je pratique et que j'aime pratiquer. La fébrilité remonte donc un peu avant de constater:

  • que la mise à jour du BIOS de mon Dell Latitude D630 est très simple à trouver (elle est ici). D'ailleurs pourquoi l'installation ne me la propose pas directement ?
  • que son installation est très simple. On lance le fichier téléchargé, on reboot et c'est réglé.

 

 

Le retour

Une fois la mise à jour du BIOS réalisée, l'installation de Windows 7 se déroule sans problème et se fait assez rapidement (environ 2H).

 

Le premier réveil affiche le fond d'écran "officiel" de Windows 7.




 

Vous constatez que le "poisson" du fond d'écran de la RC (visible sur les vidéos ici) a disparu. En fait, ce poisson était un clin d'œil des développeurs Microsoft: c'était un betta fish (humour de Geek ).

 

A part ça, une différence visible est la disparation du message "Version d'évaluation" en bas à droite.

 


 

Bien sûr, le panneau des propriétés de configuration affiche aussi fièrement qu'il est en version officielle.




 

La différence c'est qu'il n'y en a pas

A part cela, je suis bien en peine de vous décrire les différences entre Windows 7 RC 2 et Windows 7 RTM car en fait je n'en vois pas

 

Quelques menus (visible ici et ici) étaient restés en anglais sur la RC, ils sont désormais en Français dans la RTM. L'aide a également été traduite.




 

A part ça, l'interface est complètement identique.

 

 

Le réseau contre-attaque

Par contre, mes problèmes réseaux de la RC ont disparus: la connexion au réseau est instantanée que ce soit en Ethernet ou en Wifi.

 

Encore mieux: le site du driver de ma carte 3G (Sierra) affiche désormais un sympathique icône "Tested with Windows 7". Le driver fonctionne en effet parfaitement.

 


 

 

Je n'ai pas eut l'occasion par contre de tester avec une BBox.

 

 

En tout cas, une chose est sûre: Windows 7 est réellement là !

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7 astuces pratiques

31 Juillet 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Microsoft, #Overblog

Au fur et à mesure qu'on s'habitue à une interface on prend des habitudes: on fait toujours de la même manière les actions quotidiennes. Forcément, passer à Windows 7 nécessite de reprendre ses habitudes et nécessite de redécouvrir les astuces pratiques ou juste sympathiques qui vont désormais faire partie de nos nouvelles habitudes.

 

Aujourd'hui je vous propose de partager celles que j'aime bien et que j'ai découvert au hasard de mes explorations de Windows 7 ou de mes échanges avec certain d'entre vous.

 

 

La souris a trois boutons

La nouvelle barre de tâche permet de regrouper les fenêtres d'une application qui est lancée plusieurs fois. C'est très pratique mais parfois on a simplement envie d'ouvrir une nouvel fenêtre plutôt que de basculer vers une fenêtre déjà ouverte. Or, dans ce cas, un simple clic gauche sur l'icône ne donne pas le résultat attendu. Le bouton droit permet de la faire mais il faut ensuite sélectionner l'application dans le menu et donc faire un clic supplémentaire.

 

 

 

Comment lancer un nouvel explorateur maintenant ?

 

 

Bref, l'astuce (merci Thomas) est de cliquer avec le bouton du milieu de la souris sur l'icône. Si, si: le bouton du milieu, ce truc qui d'habitude sert de molette de défilement.

 

 

C'est un coup à prendre, mais c'est pratique.

 

 

Secouez-moi, secouez-moi

Bon imaginez que votre bureau est complètement encombré de pleins de fenêtres provenant d'applications différentes et que vous voulez n'en garder qu'une. Je suis sûr que c'est votre quotidien. Pour faire le ménage sur le bureau, vous pouvez appuyer sur le fameux bouton à droite de la barre.

 

 

Mais ça ne répond pas au problème car il faut ensuite recliquer sur l'application qui vous intéresse. Avec Windows 7, si vous êtes joueurs, il y a une autre solution: cliquez sur la barre de la fenêtre et secouez-là énergiquement (si, si): toutes les autres fenêtres se mettent gentiment en icône !

 

Secouez là à nouveau: les autres fenêtres se remettent à leur place précédente. La preuve en vidéo:

 

 

 

 

Amusant non ?

 

 

Slideshow au fond

L'une des premières choses qu'on modifie sur sa machine c'est généralement son fond d'écran. Mais forcément au bout d'un moment on se lasse même du sien. Pour permettre la variété, Windows 7 propose de sélectionner un ensemble d'images de fond qui vont changer régulièrement avec une transition assez douce.

 

Les thèmes standards proposent une sélection d'image:

 

 

 

Mais vous pouvez aussi très simplement utiliser les vôtres:

 

 

 

HTML ouvre toi

Dans mon précédent post, je vous parlais de IE 8. Voici une astuce de développeur (merci à Michaël). Sur n'importe quelle page HTML, il suffit d'appuyer sur la touche F12 pour voir apparaître son code HTML dans l'excellent outil de visualisation.

 

 

Simple et efficace.

 

 

Autour de l'ordinateur

Dans Windows 7, une nouvelle vue fait son apparition: "Périphériques et Imprimantes".

La vue est accessible dans le panneau de configuration ou depuis le menu Démarrer. Elle remplace la vue des imprimantes.

 

 

Elle affiche dans une vue synthétique l'ensemble des périphériques connectés.

 

 

C'est pratique d'autant qu'il est possible pour les constructeurs de périphérique de personnaliser l'image et les propriétés qui s'affichent (voir sur le sujet le blog Windows 7 de Microsoft France). Un clic droit sur le périphérique affiche un menu avec les actions qui y sont attachés et l'accès à ses paramètres dans le panneau de configuration. Un double clic affiche ses propriétés.

 

 

 

Où est le logo de C2S ?

Dans un précédent post sur l'explorateur, je parlais de l'explorateur et des nouvelles possibilités de recherche. Il s'avère que toute ces fonctionnalités sont également disponibles depuis les boites de fichiers système de Windows 7 (Ouvrir et Enregistrer). Du coup, elles sont accessibles partout.

 

Moi ce que je recherche tout le temps c'est le logo de C2S (celui à droite). Et bien là en saisissant C2S dans la boite Ouvrir, il apparaît tout de suite.

 

 

 

Chercher le programme

La recherche est également présente dans le menu démarrer. Là où jusqu'à présent sous Vista vous aviez simplement un champ "Exécuter" pour lancer un programme, c'est désormais un champ de recherche qui va scruter les programmes, les mails, les fichiers récents, …

 

 

Une recherche unifiée qui fait gagner du temps !

 

 

J'espère que vous adopterez certaines de ces astuces. Et si vous en connaissez d'autres: merci de les partager dans vos commentaires !

 

 

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IE 7 + 1

16 Juillet 2009 , Rédigé par Lionel Publié dans #Microsoft, #Overblog

 

Internet Explorer 8 est une des nouveautés de Windows 7. Il n'est néanmoins pas exclusivement réservé à Windows 7 puisqu'il peut être installé en tant que mise à jour sur Windows XP/Windows Vista. De quoi vous donner dés aujourd'hui un avant goût de Windows 7...  

 

Bon ne vous attendez pas à des révolutions, Internet Explorer 8 n'est qu'une petite évolution d'Internet Explorer 7 mais il y a quand même quelques fonctionnalités sympathiques et/ou prometteuses.

 

Onglets à gogo

 

Lorsqu'on lance un nouvel onglet, au lieu d'un bête message d'erreur, on arrive désormais sur une page d'accueil plus sympathique.

 

 

 

On y retrouve un historique de tous les onglets qui ont été fermés précédemment avec la possibilité de rouvrir chacun des liens voire même tous en même temps. On y retrouve également les fonctionnalités InPrivate et Accélérateurs sur lequel je reviendrais ci-dessous.

 

Les onglets prennent aussi un peu de couleur. Plus précisément, les onglets qui correspondent à une même session de navigation (i.e. ouvert depuis la même page) prennent automatiquement la même couleur. C'est pratique.

 

 

La couleur est d'ailleurs reprise sur la preview de tous les onglets. Une vue qui est présente depuis IE7 mais qui n'est toujours pas exploité à sa vraie valeur  selon moi. Et si Microsoft s'inspirait de Chrome sur ce sujet ?

 

 

On peut maintenant sauvegarder un groupe d'onglets en Favoris ce qui permet d'ouvrir un ensemble de pages en une seule fois.

 

 

Autre détail sympathique sur les onglets: c'est définitivement fini l'ouverture d'une fenêtre différente chaque fois qu'on passe d'une zone web à une autre (Intranet/Internet). Un grand nombre de comportements de ce genre sont d'ailleurs contrôlables très finement depuis les options IE qui sont devenus un vrai tableau de bord d'avion

 


 

De plus en plus compatible

 

Une des nouveautés majeures de IE8 est invisible: c'est la réecriture du moteur de rendu pour être "plus  conforme aux standards du W3C". Evidemment cette décision de Microsoft a des conséquences car cela change la manière dont une page est affichée dans le navigateur. Dés les premières béta de IE8, il y a eut ainsi pas mal d'utilisateurs qui indiquaient que certains sites web (y compris des sites de Microsoft ) n'étaient pas affichées correctement par IE8.

 

A l'usage, je dois dire que cela arrive mais c'est assez rare et généralement on s'en rend compte assez vite. La preuve en image (le même site en IE 8 d'abord puis en mode IE 7...):

 

 

Par ailleurs, on peut facilement marquer un site comme devant s'afficher "comme dans IE7" par l'intermédiaire du menu. Chaque nouvel accès au site fera passer automatiquement IE8 en mode compatibilité et l'URL apparaîtra avec un petit symbole d'une page cassée.

 

 

La liste des sites référencés comme étant en mode compatibilité IE7 est d'ailleurs administrable.

 

 

Encore plus fort: Microsoft met cette liste à jour régulièrement/automatiquement en fonction des listes que déclarent les utilisateurs. Comme ces mises à jours sont intégrées dans les mises à jour de IE8 sous Windows Update, il y aura forcément de moins en moins de sites qui poseront problème !

 

 

Je ne résiste pas à l'envie de vous donner une de mes erreurs préférées avec IE8: la page de gestion des flux RSS de Outlook 2007...  


 

Personne ne me vois

 

Pour ceux qui veulent naviguer discrètement, IE8 propose le mode "InPrivate". Accessible par le menu ou via un lien sur un nouvel onglet, il permet une navigation sans cookies, sans gestion de l'historique, sans gestion du cache, etc... Bref, le navigateur n'utilise pas l'historique de vos navigations et toute trace de ce que vous avez fait a disparu dés qu'on ferme le navigateur.

 

 

Lorsqu'on navigue dans ce mode, cela est indiqué explicitement devant l'URL choisie. Pour être honnête, sauf si vous avez l'habitude de fréquenter des sites que la morale réprouve , la seule utilisation que j'ai trouvé au mode InPrivate est la possibilité d'ouvrir une session sur un site avec un compte différent de celui que j'utilise habituellement (Windows Live, MSDN, …).

 

 

 

HTML Inside

 

Pour les développeurs, vous apprécierez également de voir que IE8 intègre un outil, accessible par le menu, qui permet de décortiquer une page HTML.

 

 

L'outil permet de visualiser les différentes balises HTML et leurs attributs et de retrouver les styles CSS associés. Il intègre également le debuggeur JavaScript. Cela évite de chercher ou d'installer des plug-ins supplémentaires.

 

 

Accélérer

 

Les Accélérateurs sont une nouveauté de IE 8 permettant de déclencher des actions sur une sélection. Concrètement, quand vous sélectionnez une zone de texte dans une page, cela fait apparaître automatiquement le menu des accélérateurs. Dans ce menu vous trouverez des outils permettant de traduire à la volée:

 

 

Ou de localiser une adresse sur une carte:

 

 

Ce qui est pratique c'est qu'on déclenche le traitement sans sortir de la page courante et que le résultat s'affiche directement dans une fenêtre "popup". Bref, il se passe beaucoup de choses juste avec un seul clic ! Evidemment la réussite de cette fonctionnalité dépendra de l'adhésion de la communauté de développeurs, mais c'est prometteur d'autant que c'est facile à réaliser. Comme pour les connecteurs de recherche, il suffit d'un peu de XML et de HTML.

 

 

Alors ? IE8, c'est à voir non ?

 

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